{"id":3300,"date":"2026-03-13T10:11:49","date_gmt":"2026-03-13T09:11:49","guid":{"rendered":"https:\/\/sfecag.org\/?page_id=3300"},"modified":"2026-03-13T11:00:33","modified_gmt":"2026-03-13T10:00:33","slug":"resumes-actualites-des-recherches-ceramiques-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/resumes-actualites-des-recherches-ceramiques-2\/","title":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9s : Actualit\u00e9s des recherches c\u00e9ramiques"},"content":{"rendered":"<article id=\"post-2036\" class=\"post-2036 page type-page status-publish hentry\">\n<div class=\"entry-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>2. <\/strong><strong>ACTUALIT\u00c9 DES RECHERCHES C\u00c9RAMIQUES<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Arnaud GALLI\u00c8GUE : Lampes \u00e0 huile fun\u00e9raires de Teulat (Tarn) : apports lychnologiques et pratiques de d\u00e9p\u00f4t dans une n\u00e9cropole antique du sud-ouest de la Gaule<\/strong><br \/>\nL\u2019op\u00e9ration d\u2019arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive men\u00e9e \u00e0 l\u2019hiver 2024-2025 \u00e0 Teulat (Tarn) par la soci\u00e9t\u00e9 Arkemine, sous la direction de C\u00e9line Beauchamp, a livr\u00e9 un corpus coh\u00e9rent de lampes \u00e0 huile en c\u00e9ramique issu d\u2019un contexte fun\u00e9raire antique, dont l\u2019\u00e9tat de conservation et l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 offrent des conditions particuli\u00e8rement favorables \u00e0 une \u00e9tude lychnologique approfondie.<br \/>\nLa communication propos\u00e9e se concentre sur l\u2019analyse de ce lot de lampes, envisag\u00e9 comme un ensemble de r\u00e9f\u00e9rence pour la caract\u00e9risation du mobilier luminaire en c\u00e9ramique d\u2019\u00e9poque romaine du sud-ouest de la Gaule, encore relativement peu document\u00e9.<br \/>\nElle portera sur l\u2019observation des p\u00e2tes et l\u2019analyse des types, des formes et des d\u00e9cors de m\u00e9daillons, en mobilisant les grandes classifications typologiques et iconographiques. Malgr\u00e9 la forte standardisation des productions de lampes \u00e0 partir du 1er si\u00e8cle de notre \u00e8re, plusieurs crit\u00e8res, notamment morphologiques et stylistiques permettent d\u2019identifier une provenance locale : les lampes pr\u00e9sentent en effet des caract\u00e9ristiques tr\u00e8s proches de celles issues d\u2019ateliers situ\u00e9s \u00e0 une quarantaine de kilom\u00e8tres du gisement \u00e9tudi\u00e9. Cette concordance, observable tant dans les profils que dans les choix d\u00e9coratifs, confirme l\u2019existence d\u2019un approvisionnement local voire r\u00e9gional structur\u00e9.<br \/>\nEnfin, si l\u2019approche demeure centr\u00e9e sur les objets eux\u2011m\u00eames, le corpus renouvelle \u00e9galement la compr\u00e9hension des pratiques fun\u00e9raires r\u00e9gionales. Les modalit\u00e9s de d\u00e9p\u00f4t, les associations d\u2019objets et les gestes li\u00e9s au mobilier luminaire offrent une documentation actualis\u00e9e sur l\u2019usage des lampes dans les contextes fun\u00e9raires de la r\u00e9gion toulousaine, en compl\u00e9ment des apports strictement c\u00e9ramologiques et typologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Giuseppe INDINO, Michel TRAN : Les importations de vaisselle italique chez les Nitiobroges d\u2019Eysses-Excisum \u00e0 la fin de La T\u00e8ne : campaniennes A et B et \u00e0 palmettes, amphores italiques<br \/>\n<\/strong>De nombreux tessons de campanienne A et B et \u00e0 palmettes sont mis au jour lors des projets de lotissements du quartier d\u2019Eysses-<em>Excisum <\/em>dans la commune de Villeneuve-sur-Lot (47). Ces vaisselles t\u00e9moins accompagnent des milliers de fragments d\u2019amphores vinaires gr\u00e9co-italiques et italiques, montrant ainsi l\u2019importance de ce carrefour commercial d\u00e8s la fin du deuxi\u00e8me \u00e2ge du fer et la conqu\u00eate romaine.<br \/>\nLes c\u00e9ramiques campaniennes \u00e0 palmettes par leur nombre et pr\u00e9sence, en comparaison d\u2019autres sites du sud-ouest de la France, t\u00e9moignent des \u00e9changes et des relations sur l\u2019axe Aude-Garonne et ses affluents durant plusieurs si\u00e8cles entre le monde italique et le peuple des <em>Nitiobroges, <\/em>dans une r\u00e9gion de l\u2019Europe consid\u00e9r\u00e9e comme p\u00e9riph\u00e9rique<em>.<\/em><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 St\u00e9phane DUBOIS, Adrien SAGGESE, avec la coll. de M. Andrieu et M. Mauger :\u00a0Un ensemble clos remarquable de la seconde moiti\u00e9 du IIIe s., le mobilier des latrines de la fouille de la Grande Biblioth\u00e8que \u00e0 Besan\u00e7on (Doubs)<br \/>\n<\/strong>Des latrines collectives carr\u00e9es, install\u00e9es dans un quartier d\u2019entrep\u00f4ts bordant le quai d\u2019un bras mineur du Doubs, ont fait l\u2019objet d\u2019un colmatage dans le troisi\u00e8me quart ou la seconde moiti\u00e9 du IIIe si\u00e8cle. Avant obturation par de gros blocs de pierre, d\u2019importants rejets d\u00e9tritiques ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s dans le comblement, en particulier de la vaisselle de table et culinaire, un peu plus de 3500 tessons pour 177 NMI, outre quelques verreries, fragments de statuettes en terre cuite m\u00e9diterran\u00e9ennes, et un exceptionnel vase en pierre ollaire \u00e9pigraphique.<br \/>\nCe lot permet de caract\u00e9riser le r\u00e9pertoire bisontin autour des ann\u00e9es 260-280\/300, et de mettre en \u00e9vidence des sources d\u2019approvisionnement multiples, Afrique du Nord (sigill\u00e9e claire C et Africaine de cuisine), Gaule Centrale (sigill\u00e9e, m\u00e9tallescente, VRP, mortier), mais \u00e9galement diff\u00e9rentes sources de Germanie Sup\u00e9rieure (Rheinzabern, Ittenwiller, Tr\u00e8ves, plateau Suisse, territoire s\u00e9quane). La c\u00e9ramique culinaire se r\u00e9partit entre communes sombres, r\u00e9gionales surtout mais avec quelques apports ext\u00e9rieurs (rauraque, lingon, r\u00e8me ou tricasse), et c\u00e9ramiques claires \u00e0 enduit micac\u00e9e, pour partie d\u2019origine \u00e9duenne (Chalonnais), pour partie issue de multiples ateliers suppos\u00e9s r\u00e9gionaux.<br \/>\nCet ensemble constitue un r\u00e9f\u00e9rentiel remarquable pour appr\u00e9hender l\u2019\u00e9volution du faci\u00e8s c\u00e9ramique bisontin entre la fin du Haut-Empire, et le d\u00e9but de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Marjorie RIOU, avec la coll. de A. Guerraud : La c\u00e9ramique august\u00e9enne \u00e0 Bourges (Cher)<\/strong><br \/>\nLes fouilles arch\u00e9ologiques men\u00e9es sur le site de Bourges (18)\u00a0 \u2013\u00a0 Chemin de Vouzay ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par le bureau d\u2019\u00e9tudes \u00c9veha sous la responsabilit\u00e9 d\u2019Alexis Guerraud dans le cadre du projet de construction d\u2019une maison individuelle. Les investigations arch\u00e9ologiques ont permis de mettre au jour des vestiges dat\u00e9s de la Protohistoire et de l\u2019Antiquit\u00e9. De nombreux foss\u00e9s lin\u00e9aires ont \u00e9t\u00e9 mis au jour au sud de l\u2019emprise de fouille. Les sondages effectu\u00e9s dans le foss\u00e9, situ\u00e9 le plus au nord, ont permis de pr\u00e9senter un creusement \u00e0 parois majoritairement obliques \u00e0 fond en cuvette, voire l\u00e9g\u00e8rement plat. Traversant tout le site d\u2019est en ouest, celui-ci pourrait correspondre \u00e0 un foss\u00e9 d\u2019enclos parcellaire dat\u00e9 de l\u2019\u00e9poque August\u00e9enne (-27 av \u00e0 14 de notre \u00e8re).<br \/>\nL\u2019occupation antique montre deux grandes phases chronologiques : l\u2019\u00e9poque august\u00e9enne et la premi\u00e8re moiti\u00e9 du Ier si\u00e8cle apr. J.-C., avec un ensemble qui peut se situer plut\u00f4t dans le second quart du Ier s. La phase chronologique pr\u00e9pond\u00e9rante est l\u2019\u00e9poque august\u00e9enne, qui concerne principalement le grand foss\u00e9 F135 et sa prolongation F189. Trois grandes cat\u00e9gories c\u00e9ramiques se d\u00e9marquent pour cette p\u00e9riode\u00a0: la <em>Terra Nigra<\/em> (NMI\u00a0: 61) avec des formes parfois tr\u00e8s pr\u00e9coces comme la coupe Menez 64, la c\u00e9ramique model\u00e9e (NMI\u00a0: 52) avec des types proches de la c\u00e9ramique de type Besan\u00e7on (pots \u00e0 bord moulur\u00e9 et jattes \u00e0 bord rentrant) et les amphores italiques de type Dressel\u00a01 (NMI\u00a0: 10). La campanienne B est aussi pr\u00e9sente sur le site, d\u00e9montrant encore la pr\u00e9cocit\u00e9 du site.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Laurence BENQUET : La r\u00e9utilisation des amphores en Corse : \u00e9tude de deux n\u00e9cropoles de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive<br \/>\n<\/strong>Les \u00e9tudes men\u00e9es sur les amphores d\u00e9couvertes sur les n\u00e9cropoles fouill\u00e9es r\u00e9cemment de Vico \u00e0 Sagone et de Zanardi sur l\u2019\u00eele Rousse permettent non seulement de d\u00e9cortiquer les gestes li\u00e9s \u00e0 la pratique de l\u2019<em>enchytrisme<\/em> mais \u00e9galement de retracer les divers courants commerciaux entre la Corse et le bassin m\u00e9diterran\u00e9en entre la fin du IIe et le VIIe s.<br \/>\nLes diff\u00e9rents types d\u2019am\u00e9nagement des s\u00e9pultures sont tr\u00e8s originaux, bien loin des pratiques observ\u00e9es sur le continent, la plupart des amphores sont d\u00e9coup\u00e9es sous l\u2019\u00e9paulement, le corps introduit dans la panse et le col remis en place. Sur les n\u00e9cropoles Corse, elles sont essentiellement d\u00e9coup\u00e9es dans le sens la longueur, associ\u00e9es indiff\u00e9remment \u00e0 d\u2019autres amphores, \u00e0 des mat\u00e9riaux de construction, \u00e0 des fragments de grands vases de stockage\u2026 Elles servent essentiellement de r\u00e9ceptacles, de couverture, plus rarement de b\u00e2ti\u00e8re pour prot\u00e9ger l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 du corps ou seulement une partie. Les pratiques de l\u2019<em>enchytrisme<\/em> en Corse se distingue donc de celles que l\u2019on observe habituellement sur les n\u00e9cropoles du bas-Empire sur le littoral m\u00e9diterran\u00e9en ou bien dans le sud-ouest de la Gaule. Il faut plut\u00f4t chercher les comparaisons avec les d\u00e9couvertes effectu\u00e9es en Sardaigne et en Sicile o\u00f9 la pratique de l\u2019enchytrisme est pr\u00e9sente d\u00e8s l\u2019\u00e2ge du Bronze<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Maxime MORTREAU : La c\u00e9ramique gallo-romaine du site des \u00ab Ritti\u00e8res \u00bb \u00e0 Saint-Sylvain d\u2019Anjou (Maine-et-Loire)<br \/>\n<\/strong>Entre fin 2019\/d\u00e9but 2020, le site de la future plateforme logistique des \u00ab\u00a0Ritti\u00e8res\u00a0\u00bb, commune nouvelle de Verri\u00e8res-en-Anjou, a suscit\u00e9 une fouille arch\u00e9ologique pr\u00e9ventive permettant d\u2019explorer une partie de la <em>pars rustica <\/em>d\u2019un \u00e9tablissement rural antique occup\u00e9 entre la seconde moiti\u00e9 du Ier et le milieu du IVe s. Les structures mises au jour se mat\u00e9rialisent par une s\u00e9rie de foss\u00e9s orient\u00e9s NNE\/SSO et ONO\/ESE, ainsi que par une dizaine de fosses de rejet, une structure sur poteaux (?) ainsi qu\u2019une \u00ab mare \u00bb tr\u00e8s riche en mobilier (monnaies et objets en fer notamment) et les restes d\u2019un b\u00e2timent rectangulaire sur solins d\u2019environ 80 m<sup>2<\/sup> (annexe \u00e0 finalit\u00e9 agricole et\/ou artisanale\u00a0?).<br \/>\nLe mobilier c\u00e9ramique \u00e9tudi\u00e9 provient du comblement des structures fossoy\u00e9es pour la partie Haut-Empire et surtout d\u2019une mare qui a livr\u00e9 un ensemble exceptionnel de pi\u00e8ces m\u00e9talliques et de monnaies du Bas-Empire.<br \/>\nM\u00eame si l\u2019\u00e9tablissement gallo-romain n\u2019a pu \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9 dans sa totalit\u00e9, la c\u00e9ramique et le mat\u00e9riel associ\u00e9 permet de d\u00e9voiler une partie des activit\u00e9s domestiques du site.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Paola PUPPO : De la c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e sud-gauloise en Ligurie<br \/>\n<\/strong>Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es du r\u00e8gne de Tib\u00e8re, vers l&rsquo;an 30, certains artisans actifs \u00e0 La Graufesenque, tout en restant dans le r\u00e9pertoire formel de la sigillata gauloise lisse, ont d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er des objets innovants caract\u00e9ris\u00e9s par une surface marbr\u00e9e obtenue gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;une peinture jaune m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 une peinture rouge. Les argiles utilis\u00e9es pour obtenir le jaune, qui se distinguent par leur pourcentage \u00e9lev\u00e9 de titane (3,9 % de TiO2 contre moins de 0,8 % dans les vernis rouges) et par un pourcentage plus \u00e9lev\u00e9 de magn\u00e9sium (3,6 contre 1,2), ne se trouvent que dans les r\u00e9gions volcaniques. Il est donc probable que les potiers de La Graufesenque aient utilis\u00e9 la c\u00e9ladonite, l&rsquo;une des terres vertes utilis\u00e9es comme pigment pour la peinture murale, qui, extraite des gisements au nord de Millau, arrivait \u00e0 La Graufesenque par le Tarn pour \u00eatre purifi\u00e9e puis commercialis\u00e9e (Picon 1998).<br \/>\nLes attestations de c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e sont plus abondantes \u00e0 Lyon, en Narbonnaise, et surtout en Espagne et en Italie, o\u00f9 \u00e0 Ostie, un vase de sigill\u00e9e marbr\u00e9e sud-gauloise sur huit est marbr\u00e9e. La pr\u00e9sence de c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e sud-gauloise est importante parmi les mat\u00e9riaux de certains contextes dans Turin (Augusta Taurinorum), et en particulier dans les deux grandes d\u00e9charges pres de murs, o\u00f9 sur un total d&rsquo;environ 250 fragments de c\u00e9ramique sigill\u00e9e gauloise datant de l&rsquo;\u00e9poque n\u00e9ronienne et flavienne, plus de 50 sont marbr\u00e9es. En Ligurie, en revanche, la pr\u00e9sence de c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e est plut\u00f4t limit\u00e9e. Sur la c\u00f4te ouest, elle est attest\u00e9e \u00e0 Vintimille (Albintimilium) dans les remblais du th\u00e9\u00e2tre (avec dix fragments, relatifs \u00e0 des coupes de forme Drag. 36 inv. 141-TSSG, inv. 552, inv. 82, inv.527-TSSG, Drag. 27 inv. 44-45-472-493-TSSG, Drag. 29 \u2013inv. 121-701 TSSG, un fragment de car\u00e8ne de plat Drag. 15\/17 -inv. 723-TSSG); \u00e0 Albenga, puis \u00e0 G\u00eanes avec dix exemplaires. Sur la c\u00f4te orientale, un seul fragment (Var.inv. 156\/1) provenant de la Villa del Varignano a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une paroi et de bordure avec une longue moulure incurv\u00e9e, qui correspond \u00e0 une forme interm\u00e9diaire entre les types 24\/25 et 38 Drag. \u00c0 Luni, la c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e sud-gauloise est repr\u00e9sent\u00e9e par quinze fragments, dont une coupe \u00e0 pied annulaire avec le timbre du potier Crucur.<br \/>\nLa faible quantit\u00e9 de c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e s&rsquo;explique certainement par le fait que la production de c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e de La Graufesenque, datable chronologiquement entre la moiti\u00e9 du Ier et le IIe si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C., reste un ph\u00e9nom\u00e8ne secondaire et parall\u00e8le \u00e0 la production d&rsquo;une \u00e9norme quantit\u00e9 de vaisselle rouge, car la fabrication de vases \u00e0 surface marbr\u00e9e n\u00e9cessitait des op\u00e9rations suppl\u00e9mentaires par rapport \u00e0 celle des sigillata rouges et l&rsquo;utilisation de terres diff\u00e9rentes; cela entra\u00eenait une augmentation des co\u00fbts de production qui faisait de la c\u00e9ramique sigill\u00e9e marbr\u00e9e sud-gauloise un produit \u00e9litiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Marie-Pierre CHAMBON : Quand la vaisselle accompagne les morts : la contribution de la c\u00e9ramique \u00e0 la connaissance des pratiques fun\u00e9raires dans les campagnes \u00e0 la fin de l\u2019Antiquit\u00e9 (IV<sup>e<\/sup>-d\u00e9but du V<sup>e<\/sup>s..) en r\u00e9gion Centre-Val de Loire<br \/>\n<\/strong>Cette communication s\u2019inscrit dans le cadre des travaux men\u00e9s par le groupe de Recherche <em>AnTaReC<\/em> (Antiquit\u00e9 tardive en r\u00e9gion Centre) autour de la th\u00e9matique fun\u00e9raire.<br \/>\nElle repose sur l\u2019\u00e9tude de plusieurs n\u00e9cropoles rurales dat\u00e9es de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9 (IV<sup>e<\/sup>-premier tiers du V<sup>e<\/sup> s.) d\u00e9couvertes sur l\u2019ensemble du territoire de la r\u00e9gion Centre-Val de Loire.<br \/>\nUne s\u00e9lection de six ensembles de vaisselles fun\u00e9raires a \u00e9t\u00e9 retenue pour cette \u00e9tude. Il s\u2019agira d\u2019examiner la mani\u00e8re dont la vaisselle c\u00e9ramique intervient dans le rituel fun\u00e9raire \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 l\u2019inhumation est devenue la pratique dominante.<br \/>\nNous chercherons \u00e0 pr\u00e9ciser l\u2019origine et les crit\u00e8res de s\u00e9lection des vases utilis\u00e9s lors des fun\u00e9railles et voir s\u2019ils se diff\u00e9rencient de la vaisselle en usage dans les contextes domestiques. Au-del\u00e0 d\u2019une approche strictement c\u00e9ramologique (catalogue typologique, approche cat\u00e9gorielle), nous analyserons la place de ces objets dans la tombe \u00e0 proximit\u00e9 du d\u00e9funt, de leur fonction et des \u00e9ventuels traitements rituels qu\u2019ils ont pu subir.<br \/>\nCette \u00e9tude vise plus largement \u00e0 montrer comment la c\u00e9ramique contribue \u00e0 la compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9volution des gestes fun\u00e9raires au Bas-Empire, entre la persistance des traditions gallo-romaines h\u00e9rit\u00e9es des si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents et l\u2019\u00e9mergence progressive du christianisme. Enfin, nous tenterons de mettre en \u00e9vidence les similitudes ou les diff\u00e9rences des pratiques fun\u00e9raires observ\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de ce vaste territoire.<\/p>\n<\/div>\n<\/article>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Philippe BET, Alain WITTMANN, avec la coll. posthume d\u2019Y. Rigoir et d\u2019H. Vertet : La terre sigill\u00e9e du Bas-Empire de Lezoux<br \/>\n<\/strong>\u00c0 Lezoux, alors que les officines de terre sigill\u00e9e ont compt\u00e9 plus d&rsquo;une centaine de potiers au d\u00e9but du I<sup>er<\/sup> s. apr. J.-C., puis plus d&rsquo;un millier au cours des deux si\u00e8cles suivants, la production semble ne plus concerner qu&rsquo;un nombre restreint d&rsquo;artisans durant la seconde moiti\u00e9 du IV<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du V<sup>e<\/sup> s. Bien que l&rsquo;abandon de l&rsquo;estampillage rend leur d\u00e9compte incertain, l&rsquo;activit\u00e9 para\u00eet tr\u00e8s limit\u00e9e durant cette p\u00e9riode.<br \/>\nSi le r\u00e9pertoire des formes lisses est largement renouvel\u00e9, deux types morphologiques cr\u00e9\u00e9s deux si\u00e8cles plus t\u00f4t demeurent pr\u00e9pond\u00e9rants : le gobelet D\u00e9ch. 72 et le mortier Drag. 45. La d\u00e9coration \u00e0 la barbotine est ex\u00e9cut\u00e9e avec ma\u00eetrise sur divers vases, et les reliefs d\u2019applique t\u00e9moignent d&rsquo;un savoir-faire encore abouti. En revanche, la production moul\u00e9e se cantonne au vase h\u00e9misph\u00e9rique Drag. 37, faisant de Lezoux l&rsquo;ultime centre producteur de cette forme dans l&rsquo;Empire. Toutefois, les sch\u00e9mas d\u00e9coratifs y sont simplifi\u00e9s et l&rsquo;ex\u00e9cution souvent maladroite : les motifs, de petit module et peu d\u00e9taill\u00e9s, proc\u00e8dent fr\u00e9quemment de surmoulages r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir de tessons anciens. Ce foyer d&rsquo;activit\u00e9 tardif semble circonscrit au seul quartier de la \u00ab\u00a0Maison de retraite Mon Repos\u00a0\u00bb au sein du groupe des ateliers de la rue Saint-Taurin, noyau dur de la fabrication de poterie \u00e0 Lezoux durant l&rsquo;\u00e9poque romaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Fabienne GATEAU : Arles (Bouches-du-Rh\u00f4ne), \u00e0 propos des \u00ab alignements \u00bb d\u2019amphores en rive droite (\u00cele des Sables et Cimeti\u00e8re de Trinquetaille)<br \/>\n<\/strong>En 1990, une fouille de sauvetage en rive droite d\u2019Arles (l\u2019Ile-des-Sables, resp. Muriel Vecchione) mettait au jour des structures d\u2019amphores qui ont \u00e9tonn\u00e9 par leur nombre et ont \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9es de d\u00e9couvertes plus anciennes. R\u00e9alis\u00e9e dans des conditions difficiles, cette fouille n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une publication d\u00e9taill\u00e9e, notamment en ce qui concerne le mobilier c\u00e9ramique et amphorique. Cependant, une datation avait \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e (15-10 avant notre \u00e8re). Aujourd\u2019hui, avec l\u2019accord de la responsable de la fouille, il s\u2019agit de reprendre globalement l\u2019\u00e9tude de ces amphores, mais aussi du mobilier c\u00e9ramique associ\u00e9, afin d\u2019examiner la question de la chronologie. En effet, alors que des travaux r\u00e9cents (fouille du site de la Verrerie, resp. Marie-Pierre Roth\u00e9) indiquent une occupation de la rive droite avant m\u00eame l\u2019installation de la colonie d\u2019Arles, interroger la datation propos\u00e9e pour la mise en place de ces \u00ab\u00a0alignements\u00a0\u00bb, voisins du site de la Verrerie, motive la reprise de ce dossier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Macarena BUSTAMANTE, Adrien MALIGNAS, Albert RIBERA : La c\u00e9ramique des parfumeurs de Pomp\u00e9i<br \/>\n<\/strong>Les fouilles men\u00e9es entre 2011 et 2013 par le Centre Jean-B\u00e9rard (CJB) de Naples et la Secci\u00f3n de Investigaci\u00f3n Arqueol\u00f3gica Municipal (SIAM) de Val\u00e8ncia ont permis de d\u00e9couvrir les plus anciennes installations pomp\u00e9iennes d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la fabrication de parfums (Reg VII, ins 4, n<sup>o<\/sup> 26-27-28). Elles sont tr\u00e8s bien dat\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 divers contextes arch\u00e9ologiques, \u00e0 partir du milieu du II<sup>e<\/sup> av. J.-C. Cette activit\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 connue dans ce quartier de la ville au I<sup>er<\/sup> si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C., par l\u2019arch\u00e9ologie et l\u2019\u00e9pigraphie, gr\u00e2ce notamment aux travaux d&rsquo;A. Maiuri et de J.-P. Brun.<br \/>\nNous proposons de pr\u00e9senter une s\u00e9rie compl\u00e9mentaire chronologiquement, de quatre principaux contextes, en majorit\u00e9 in\u00e9dits (3 sur 4), des boutiques 27 et 28 de la <em>Via degli Augustali<\/em> situ\u00e9es en face du <em>macellum<\/em>. Le plus ancien, datant du milieu du II<sup>e<\/sup> s. av. J.-C., semble marquer le d\u00e9but de la fabrication de parfums dans cette zone (4781 fr., 1072 NMI). Le suivant, datant du dernier quart du II<sup>e<\/sup> s. av. J.-C., est un exemple de gestes particuliers li\u00e9s \u00e0 l\u2019abandon d\u2019une structure. Il se compose de plusieurs objets entiers (vernis noir, lagynos hell\u00e9nistique) d\u00e9pos\u00e9s au fond d&rsquo;un bassin de la m\u00eame parfumerie (1663 fr., 175 NMI). \u00c0 proximit\u00e9 de ce dernier, un comblement de fosse contemporain, est constitu\u00e9e en grande partie d&rsquo;<em>unguentaria<\/em> fusiformes de diff\u00e9rentes tailles, dont certains de grandes dimensions (3068 fr, 118 NMI). Pour finir, \u00e0 la fin du I<sup>er<\/sup> s. av. J.-C., dans la parfumerie mitoyenne, le comblement d\u2019un puits livre un assemblage caract\u00e9ris\u00e9 en partie par un lot significatif de pots et de pots perfor\u00e9s 389\u00a0fr, 37 NMI). Ces pots horticoles servaient certainement \u00e0 cultiver des plantes utilis\u00e9es certainement dans la fabrication des parfums.<br \/>\nCes diff\u00e9rents lots, li\u00e9s \u00e0 la fabrication et la distribution de parfum sur plus de deux si\u00e8cles, permettent de proposer des ensembles de r\u00e9f\u00e9rences li\u00e9s \u00e0 cette activit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Sandrine LINGER-RIQUIER, Ingrid RENAULT, Fanny GAUTHIER : 28 ans apr\u00e8s la parution des amphores \u2026 les c\u00e9ramiques gauloises de Sainte-Th\u00e9r\u00e8se de Chartres (Eure-et-Loir) !<br \/>\n<\/strong>Les recherches men\u00e9es en 1998 par M. Poux et H. Sell\u00e8s sur les amphores italiques du site de C20\u2013Sainte-Th\u00e9r\u00e8se \u00e0 Chartres ont mis en \u00e9vidence un ensemble exceptionnel d\u2019amphores Dressel 1, conduisant \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un espace d\u00e9di\u00e9 au banquet. Cette premi\u00e8re approche reposait exclusivement sur l\u2019\u00e9tude des amphores.<br \/>\nDepuis 2019, le Projet Collectif de Recherche \u00ab Origines gauloises de Chartres \u00bb a permis la reprise exhaustive du mobilier issu des fouilles anciennes de Sainte-Th\u00e9r\u00e8se (1969\u20131976), incluant pour la premi\u00e8re fois l\u2019analyse compl\u00e8te de la vaisselle c\u00e9ramique gauloise.<br \/>\nCette communication propose une synth\u00e8se renouvel\u00e9e des assemblages c\u00e9ramiques, de La T\u00e8ne D1b \u00e0 la p\u00e9riode augusto-tib\u00e9rienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Wim DE CLERCQ, Tim CLERBAUT, Ward DECRAMER, Alexander DOUCET, Maarten PRAET, Sonja WILLEMS : Un d\u00e9potoir rituel de c\u00e9ramiques de l\u2019\u00e9poque flavienne \u00e0 Merendree (Deinze, Flandre-Orientale, Belgique)<br \/>\n<\/strong>Lors d\u2019une op\u00e9ration d\u2019arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive men\u00e9e en zone p\u00e9riph\u00e9rique du vicus gallo-romain de Merendree, un ensemble c\u00e9ramique datant de l\u2019\u00e9poque flavienne a \u00e9t\u00e9 mis au jour. Il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 d\u2019un seul tenant sur le rebord d\u2019une d\u00e9pression du paysage. Au regard de sa localisation, de sa composition typologique et des modalit\u00e9s de traitement des pi\u00e8ces, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un caract\u00e8re rituel doit \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9e.<br \/>\nL\u2019ensemble r\u00e9unit pr\u00e8s de 200 individus, dont la majorit\u00e9 est (arch\u00e9ologiquement) compl\u00e8te. Plus de la moiti\u00e9 des vases correspondent \u00e0 des plats en terra nigra ou en c\u00e9ramique fine sombre. Un tiers est constitu\u00e9 de gobelets relevant des m\u00eames cat\u00e9gories, principalement de petits formats. Au sein de ces groupes, on observe une forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 tant du point de vue des types que des p\u00e2tes, avec une forte dominance de formes issues d\u2019ateliers du Nord de la France. D\u2019autres cat\u00e9gories ne sont pr\u00e9sentes qu\u2019en proportions limit\u00e9es. La s\u00e9lection volontaire d\u2019assiettes et de petits gobelets, ainsi que la grande uniformit\u00e9 interne de ces lots, renforcent l\u2019interpr\u00e9tation \u00e9v\u00e9nementielle et rituelle. Plusieurs r\u00e9cipients portent des traces de perforations intentionnelles, dont il peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur place ou peu avant la d\u00e9position. L\u2019ensemble s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e de quelques d\u00e9p\u00f4ts c\u00e9ramiques comparables, interpr\u00e9t\u00e9s comme rituels, connus en Belgique et dans le Nord de la France, tout en s\u2019en distinguant partiellement par la pr\u00e9f\u00e9rence marqu\u00e9e pour certaines formes et par sa position p\u00e9riph\u00e9rique dans le paysage et dans l\u2019ensemble du site.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Guillaume FLORENT, \u00c9ric BINET : La c\u00e9ramique de l\u2019agglom\u00e9ration secondaire de Vendeuil-Caply (Oise) du d\u00e9but du Ier \u00e0 la fin du III<sup>e<\/sup> s.<br \/>\n<\/strong>Vendeuil-Caply est une agglom\u00e9ration situ\u00e9e dans l\u2019Oise, entre Amiens et Beauvais. Les ensembles analys\u00e9s proviennent essentiellement d\u2019un secteur d\u2019habitat ou de commerce dont la fouille a \u00e9t\u00e9 entreprise en 2024 et poursuivie en 2025, sous la direction d\u2019\u00c9ric Binet.<br \/>\nLe corpus analys\u00e9 n\u2019est pas n\u00e9gligeable puisqu\u2019il atteint 27594 restes et correspond \u00e0 un intervalle chronologique compris entre le d\u00e9but du I<sup>er<\/sup> s. apr. J.-C. et la fin du III<sup>e<\/sup> s. La s\u00e9riation appliqu\u00e9e aux ensembles clos et pr\u00e9sentant donc les meilleurs garanties pour l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une chronologie fiable permet de proposer un d\u00e9coupage en six \u00e9tapes de l\u2019\u00e9volution de la c\u00e9ramique de Vendeuil-Caply. Cette approche conforte les propositions avanc\u00e9es par nos pr\u00e9d\u00e9cesseurs pour ce qui concerne la chronologie du Ier s. et de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du IIe s., mais contredit la vision d\u00e9velopp\u00e9e jusqu\u2019alors d\u2019une continuit\u00e9 de la formation des d\u00e9p\u00f4ts c\u00e9ramique entre la fin du IIe s. et la fin du IIIe s. Ce qui appara\u00eet d\u00e8s lors c\u2019est l\u2019image d\u2019une histoire mat\u00e9rielle \u00ab trou\u00e9e \u00bb et discontinue pour la fin du Haut-Empire et un n\u00e9cessaire recours aux vieillissements des datations traditionnellement avanc\u00e9es dans ce secteur de la Picardie.<br \/>\nApr\u00e8s une rapide pr\u00e9sentation de chaque \u00e9tape chronologique, l\u2019objectif vis\u00e9 au cours de la communication envisag\u00e9e sera d\u2019\u00e9tablir des comparaisons avec la c\u00e9ramique d\u2019autres villes antiques voisines et en particulier celles d\u2019Amiens et d\u2019Eu (Briga). Notre intention est de d\u00e9terminer quelles sont les modalit\u00e9s d\u2019approvisionnement de ces diff\u00e9rents centres urbains en c\u00e9ramique et de mesurer en quoi elles diff\u00e8rent. L\u2019expression d\u2019un regard neuf sur la d\u00e9termination de la fonction des r\u00e9cipients \u00e0 partir de l\u2019examen des traces d\u2019usage sera \u00e9galement abord\u00e9.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">POSTERS<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Philippe BET, St\u00e9phanie RAUX, Michel PERRON d\u2019ARC, Nouvelles consid\u00e9rations sur le m\u00e9daillon de Cavillargues (Gard)<\/strong><br \/>\nD\u00e9couvert fortuitement en 1845 et publi\u00e9 d\u00e8s 1851, le m\u00e9daillon de Cavillargues est une pi\u00e8ce rare conserv\u00e9e au mus\u00e9e arch\u00e9ologique de N\u00eemes. Sa datation (IIe s. apr. J.-C.) et son authenticit\u00e9 n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 remises en cause, malgr\u00e9 son statut d\u2019hapax et ses caract\u00e9ristiques exceptionnelles.<br \/>\nIdentifi\u00e9 comme un relief d\u2019applique de la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne destin\u00e9 \u00e0 orner la panse d\u2019une cruche, il pr\u00e9sente un diam\u00e8tre imposant de 160 mm, certainement l&rsquo;un des plus grands de sa cat\u00e9gorie.<br \/>\nLa sc\u00e8ne figure l&rsquo;affrontement de deux gladiateurs sur une rampe inclin\u00e9e : \u00e0 droite, un secutor s&rsquo;engage sur la structure, barr\u00e9 par un r\u00e9tiaire. \u00c0 leurs c\u00f4t\u00e9s, des assistants pr\u00e9sentent des pancartes r\u00e9v\u00e9lant leurs noms et palmar\u00e8s : Eros (15 victoires) et Xantus (16 victoires), tous deux membres de la m\u00eame \u00e9quipe (CAES). Le second plan montre deux arbitres pr\u00e9sum\u00e9s, l&rsquo;un tenant le rudis, tandis qu&rsquo;au dernier plan, quatre personnages surplombent la sc\u00e8ne. L\u2019inscription STANTES MISSI (\u00ab\u00a0renvoy\u00e9s debout\u00a0\u00bb) conclut l&rsquo;affrontement sur une note de vaillance partag\u00e9e.<br \/>\nSi cette iconographie exhaustive est unique, elle pr\u00e9sente toutefois des points communs avec un exemplaire en c\u00e9ramique sigill\u00e9e claire B des collections du mus\u00e9e d\u2019Arles, sur lequel le r\u00e9tiaire Thelonicus l&#8217;emporte sur Sedulus (Rivet, Saulnier 2016, n\u00b0 74).<br \/>\nMais elle offre aussi une corr\u00e9lation troublante avec un moule en pl\u00e2tre et un vase porteur d\u2019un m\u00e9daillon tr\u00e8s semblable conserv\u00e9s \u00e0 Millau, et faisant partie des productions d&rsquo;Antoine-Eug\u00e8ne Constans, potier millavois n\u00e9 en 1815 et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en1892. Si la comparaison des motifs et des bulles de moulage montre quelques minimes diff\u00e9rences entre les trois objets (moule, tirage de Millau et m\u00e9daillon de Cavillargues), l\u2019analyse m\u00e9trologique reste r\u00e9v\u00e9latrice : le diam\u00e8tre du moule (175 mm) correspond parfaitement, apr\u00e8s application du coefficient de retrait de s\u00e9chage et de cuisson d&rsquo;environ 10 %, aux 160 mm du m\u00e9daillon gardois. Puisque le moule est plus grand que le relief final, l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un surmoulage moderne \u00e0 partir de l&rsquo;antique, post\u00e9rieur \u00e0 sa mise au jour, est exclue. Inversement, le \u00ab\u00a0m\u00e9daillon de Cavillargues\u00a0\u00bb pourrait-il faire partie des productions de l&rsquo;atelier Constans ? Un r\u00e9examen d\u00e9taill\u00e9 des diff\u00e9rentes pi\u00e8ces permettra peut-\u00eatre d\u2019apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse et mettra en lumi\u00e8re, \u00e0 tout le moins, l\u2019impact des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques du XIXe si\u00e8cle sur les productions poti\u00e8res contemporaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Alix FOURR\u00c9, avec la coll. d\u2019E. ROUX-CAPRON, D\u00e9couverte de barillets en terre cuite \u00e0 la Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret)<br \/>\n<\/strong>En 2022, lors d\u2019une fouille arch\u00e9ologique pr\u00e9ventive effectu\u00e9e \u00e0 La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) \u00e0 3 km \u00e0 l\u2019ouest de la ville d\u2019Orl\u00e9ans, une cave a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e dans la <em>pars rustica<\/em> d\u2019une villa romaine (Roux-Capron, Villenave \u00e0 para\u00eetre). Construite au milieu du IIe s. apr. J.-C., elle est abandonn\u00e9e, puis d\u00e9truite par un incendie. Le mobilier d\u00e9couvert est tr\u00e8s abondant et de toute nature, il provient quasi-exclusivement des d\u00e9blais de d\u00e9molitions qui ont \u00e9t\u00e9 jet\u00e9s dans la cave pour la combler.<br \/>\nAu sein de ce comblement, un abondant mobilier c\u00e9ramique a \u00e9t\u00e9 mis au jour. Il se compose de 3028 restes de c\u00e9ramique pour un minimum de 101 individus. Parmi les nombreuses formes typologiques identifi\u00e9es, deux vases ont attir\u00e9 notre attention de par leur caract\u00e8re rare et in\u00e9dit. Il s\u2019agit de deux c\u00e9ramiques en terre cuire dont la forme est semblable aux flacons en verre de type barillet bien connus en Normandie et dans le nord de la France (Adrian 2019, 55-77).<br \/>\nAu sein de ce poster et lors de la publication qui fera suite dans les actes, nous pr\u00e9senterons ces vases et feront un inventaire des exemplaires connus dans la partie septentrionale de la Gaule. L\u2019objectif \u00e9tant de faire une synth\u00e8se des connaissances sur ce type de vase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Anne AH\u00dc-DELOR, Johann BLANCHARD, D\u00e9couverte d\u2019un atelier de production c\u00e9ramique \u00e0 Saint-Pathus (Seine-et-Marne)<\/strong><br \/>\nCet atelier de production de c\u00e9ramique commune et fine a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert lors d\u2019un diagnostic en d\u00e9cembre 2025 dans le nord de la Seine-et-Marne \u00e0 Saint-Pathus. M\u00eame s\u2019il devrait \u00eatre prescrit par le SRA, sa fouille reste peu probable \u2013 l\u2019am\u00e9nageur retirant probablement son projet.<br \/>\nCes sondages ont permis la mise au jour de trois fours, de d\u00e9potoirs et d\u2019une fosse de tournage ; l\u2019ensemble des structures est scell\u00e9 par une couche de s\u00e9diments tardoantique. Cet atelier, encore en cours d\u2019\u00e9tude, s\u2019inscrit dans un environnement arch\u00e9ologique dense et donc la publication de sa typologie et ses caract\u00e9ristiques techniques, m\u00eame partielles, parait pertinente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Anne AH\u00dc-DELOR, C\u00e9line BON, Carole FOSSURIER, Lo\u00efc GA\u00c9TAN, Quand les os manquent : explorer le potentiel g\u00e9n\u00e9tique de la c\u00e9ramique fun\u00e9raire<br \/>\n<\/strong>\u00c0 l\u2019instar des r\u00e9sultats des analyses m\u00e9tabolomiques qui mettent en \u00e9vidence les marqueurs mol\u00e9culaires des mati\u00e8res contenus dans les poteries, la porosit\u00e9 des vases en terre cuite ayant accueilli les d\u00e9pouilles d\u2019enfants morts avant terme ou autour de la naissance est susceptible, en th\u00e9orie, d\u2019avoir pi\u00e9g\u00e9 de l\u2019ADN humain ancien.<br \/>\nLa fouille de la n\u00e9cropole antique de p\u00e9rinataux en vase (enchytrismes), fouill\u00e9e en 2024 Place du Mar\u00e9chal Leclerc \u00e0 Auxerre (Yonne, 89), offert l\u2019opportunit\u00e9 de tester cette hypoth\u00e8se.<br \/>\nDeux phases d\u2019analyses ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es : la phase initiale du projet vise \u00e0 d\u00e9terminer si l\u2019ADN ancien est pr\u00e9serv\u00e9 sur le site et si de l\u2019ADN humain peut \u00eatre transf\u00e9r\u00e9 et conserv\u00e9 dans la c\u00e9ramique apr\u00e8s la d\u00e9composition du squelette, et quelles informations compl\u00e9mentaires ce mat\u00e9riel peut-il apporter. La seconde phase de l\u2019essai recherche de l\u2019ADN humain dans des vases similaires, d\u00e9pos\u00e9s dans l\u2019espace fun\u00e9raire et selon des modalit\u00e9s identiques, mais \u00ab vides \u00bb \u00e0 la fouille, avec pour hypoth\u00e8se le d\u00e9p\u00f4t initial d\u2019un foetus non conserv\u00e9 ou d\u2019un placenta. Cette contribution propose de pr\u00e9ciser le protocole mis en oeuvre et les premiers r\u00e9sultats qui d\u00e9montrent la faisabilit\u00e9 et la pertinence de cette approche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Alba Ant\u00eda RODR\u00cdGUEZ NOVOA, Roberto Bartolom\u00e9 ABRAIRA, Adolfo FERN\u00c1NDEZ FERN\u00c1NDEZ, La c\u00e9ramique de deux <em>villae<\/em> maritimes de la <em>Gallaecia<\/em> atlantique entre le IV<sup>e<\/sup> et le VI<sup>e<\/sup> s. : les cas de Mourisca et Noville<br \/>\n<\/strong>La villa de Mourisca est situ\u00e9e dans la ria de Vigo (sud de la Galice), tandis que celle de Noville se trouve dans la ria de Mugardos (nord de la Galice).<br \/>\nLes deux villas pr\u00e9sentent des niveaux d&rsquo;occupation du haut empire. Cependant, elles ont toutes deux \u00e9t\u00e9 occup\u00e9es \u00e0 la fin de l&rsquo;Antiquit\u00e9. La nouveaut\u00e9 de ces deux sites r\u00e9side dans le fait qu&rsquo;en plus des c\u00e9ramiques des IV<sup>e<\/sup> et V<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles, ils contiennent \u00e9galement des c\u00e9ramiques du VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Cela est inhabituel dans les villas de Galice, car celles-ci sont g\u00e9n\u00e9ralement abandonn\u00e9es au milieu du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<br \/>\nDans le poster, nous pr\u00e9senterons de mani\u00e8re contextualis\u00e9e les ensembles c\u00e9ramiques des deux <em>villae<\/em> (vaisselle fine, amphores et c\u00e9ramiques communes et de cuisine). Les mat\u00e9riaux proviennent de nos propres fouilles sur les deux sites et d&rsquo;anciennes fouilles.<br \/>\nLes ensembles se caract\u00e9risent par de la vaisselle import\u00e9e de M\u00e9diterran\u00e9e : ARS et LRC ; de la vaisselle de production r\u00e9gionale comme la TSHT ; des amphores africaines, orientales, hispaniques et r\u00e9gionales ; des c\u00e9ramiques de cuisine r\u00e9gionales comme les CMTI et d&rsquo;autres productions locales.<br \/>\nLes deux sites sont des points strat\u00e9giques pour la connaissance du commerce atlantique \u00e0 la fin de l&rsquo;Antiquit\u00e9 et de ses relations directes avec d&rsquo;autres territoires, comme par exemple la fa\u00e7ade atlantique de la France.<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Albert MART\u00cdN MEN\u00c9NDEZ, Jordi ALEMANY JOAQUINA, Las \u00e1nforas y otros materiales del pecio Pla de Tudela 2 (Cadaqu\u00e9s, Girona)<br \/>\n<\/strong>Cette \u00e9pave a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9e en 1992 en raison de la pr\u00e9sence d&rsquo;une quantit\u00e9 notable d&rsquo;amphores Dressel 1A et 1C conserv\u00e9es dans certaines collections priv\u00e9es de la r\u00e9gion de l&rsquo;Alt Empord\u00e0 qui avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es \u00e0 l&rsquo;administration en 1988. La collaboration des propri\u00e9taires de ces objets et de certains des plongeurs qui les ont extraits dans les ann\u00e9es 70 et 80 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle a \u00e9t\u00e9 fondamentale pour d\u00e9terminer la provenance de ces pi\u00e8ces et l&#8217;emplacement pr\u00e9cis de l&rsquo;\u00e9pave. \u00c0 l&rsquo;heure actuelle, on recense environ 70 amphores provenant de ce site et une quinzaine de vases \u00e0 vernis noir, mais malheureusement, seules certaines de ces pi\u00e8ces ont pu \u00eatre \u00e9tudi\u00e9es en d\u00e9tail, les autres n&rsquo;\u00e9tant accessibles que par photographie ou simple consultation visuelle. Le pr\u00e9sent travail se concentre sur une douzaine d&rsquo;amphores et sur les pi\u00e8ces \u00e0 vernis noir les mieux connues ou celles qui ont pu \u00eatre dessin\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Bertrand HOUIX, Une belle coupe \u00e0 vin d\u2019une maison de Villevieille antique (Gard)<br \/>\n<\/strong>Le poster, correspondant \u00e0 un article court, sera focalis\u00e9 sur la pr\u00e9sentation d&rsquo;une coupe en sigill\u00e9e sud-gauloise de type Dragendorff 37, dont la s\u00e9quence d\u00e9corative, limit\u00e9e vers le haut par une ligne torsad\u00e9e ponctu\u00e9e de boutons floraux, est soulign\u00e9e par une guirlande et s\u2019organise en panneaux. Certains poin\u00e7ons sont attest\u00e9s sur des productions de l\u2019officine de Banassac.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Bertrand HOUIX, Aspects du vaisselier dans le quartier des Terriers \u00e0 l\u2019\u00e9poque august\u00e9enne sur l\u2019agglom\u00e9ration antique de Villevieille (Gard)<br \/>\n<\/strong>Le poster pr\u00e9sente trois assemblages (11988 tessons au total) qui s\u2019\u00e9chelonnent entre 40 av. n.\u00e8. et 25 de n.\u00e8. Les c\u00e9ramiques fines incluent des productions tardo-r\u00e9publicaines, ayant pu servir jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque august\u00e9enne. Celle-ci se manifeste d\u2019abord par la sigill\u00e9e italique, avec des productions \u00e0 p\u00e2te claire engob\u00e9e, puis par des formes anciennes en sigill\u00e9e sud-gauloise accompagn\u00e9es de parois fines.<br \/>\nLa vaisselle culinaire comprend encore des c\u00e9ramiques model\u00e9es. Les mortiers sont de provenance italique ou r\u00e9gionale \u00e0 p\u00e2te calcaire, cat\u00e9gorie qui fournit aussi divers vases \u00e0 liquide. Les communes tourn\u00e9es sont dans la continuit\u00e9 des model\u00e9es, mais le r\u00e9pertoire se diversifie rapidement.<br \/>\nSur ce site occup\u00e9 de longue date, les restes d\u2019amphores de la p\u00e9ninsule italique abondent et l\u2019arrivage d\u2019amphores de B\u00e9tique, de Tarraconaise et surtout de Narbonnaise apporte de bons rep\u00e8res chronologiques. Les lots seront mis en parall\u00e8le \u00e0 d\u2019autres \u00e9tudi\u00e9s sur des sites voisins, en particulier Ambrussum et Nages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Laetitia CAVASSA, Guillaume DUPERRON, Marie-Pierre ROTH\u00c9, Claudio CAPELLI, De la<em> ceramica fiammata<\/em> \u00e0 <em>Arelate<\/em> : premi\u00e8res donn\u00e9es sur la diffusion d\u2019une production sarde en Gaule<br \/>\n<\/strong>Le site de la Verrerie de Trinquetaille \u00e0 Arles, occup\u00e9 du I<sup>er<\/sup> s. av. J.-C. au V<sup>e<\/sup> s. apr. J.-C., a fait l\u2019objet d\u2019une fouille programm\u00e9e entre 2014 et 2017 sous la direction de M.-P. Roth\u00e9 (MdAA). Les niveaux dat\u00e9s entre la fin du II<sup>e<\/sup> et le IV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle ont livr\u00e9 un abondant mobilier c\u00e9ramique, dont l\u2019\u00e9tude a permis d\u2019identifier une quarantaine de fragments de c\u00e9ramique \u00e0 p\u00e2te calcaire portant des d\u00e9cors peints d\u2019ondes de couleur bordeaux. Ceux-ci peuvent \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 la production appel\u00e9e <em>ceramica fiammata<\/em>, dont les ateliers sont situ\u00e9s dans le sud de la Sardaigne et auraient fonctionn\u00e9 \u00e0 partir de la fin du II<sup>e<\/sup> s. Le r\u00e9pertoire de cette cat\u00e9gorie est compos\u00e9 de cruches, amphorettes de table et jattes. La diffusion de cette production est encore mal \u00e9valu\u00e9e\u00a0: si les attestations en Sardaigne sont nombreuses, les mentions hors de l\u2019\u00eele sont plus rares (Ostie, Corse) et les exemplaires mis au jour \u00e0 Arles constituent \u00e0 notre connaissance sa premi\u00e8re attestation en Gaule.<br \/>\nL\u2019objectif de ce poster est de proposer un \u00e9tat des connaissances sur cette production (typologie, p\u00e9trographie, diffusion) et de pr\u00e9senter les d\u00e9couvertes arl\u00e9siennes in\u00e9dites. Il permettra ainsi de faire conna\u00eetre ces c\u00e9ramiques sardes \u00e0 la communaut\u00e9 arch\u00e9ologique r\u00e9gionale, afin de faciliter leur identification puisque l\u2019on sait d\u00e9sormais qu\u2019elles sont susceptibles d\u2019atteindre le littoral gaulois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Barbara LH\u00c9RITIER, Richard DELAGE, Dominique POUILLE, D\u00e9potoir domestique de c\u00e9ramiques de la fin du II<sup>e<\/sup> s. \u00e0 Surzur (Morbihan)<br \/>\n<\/strong>Le d\u00e9potoir, d\u00e9couvert \u00e0 proximit\u00e9 de la m\u00e9diath\u00e8que de Surzur, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un lot de c\u00e9ramique dans un bon \u00e9tat de conservation, correspondant \u00e0 une poubelle domestique. La majorit\u00e9 de ce mobilier est compos\u00e9e de c\u00e9ramique commune de mode B. Toutefois, ce lot comporte aussi d\u2019autres productions locales telles que des c\u00e9ramiques communes de mode A et des c\u00e9ramiques fines de mode B. Nous attestons aussi des productions d\u2019importations comme les sigill\u00e9es, n\u00e9anmoins minoritaires. Les c\u00e9ramiques les plus importantes de ce d\u00e9potoir rel\u00e8vent de productions locales datant de la fin du IIe si\u00e8cle apr. J.-C.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8211; St\u00e9phane DUBOIS, Estampilles sur mortiers d\u00e9couvertes au chef-lieu de la cit\u00e9 des S\u00e9quanes (Besan\u00e7on, Doubs)<br \/>\n<\/strong>Les fouilles bisontines ont livr\u00e9 une douzaine d\u2019estampilles sur mortiers, dont deux seulement sont signal\u00e9es, sans illustration, dans le CIL. Conserv\u00e9es au mus\u00e9e local, elles ont pu \u00eatre illustr\u00e9es et rel\u00e8vent de deux potiers inconnus par ailleurs, Minutus et Ritumarus. Des fouilles r\u00e9centes ont permis d\u2019identifier d\u2019autres artisans r\u00e9gionaux encore inconnus, Augustinus, Cintusmus et ]ato (Cato ?), sur un type de mortier propre aux territoires s\u00e9quane et rauraque.<br \/>\nD\u2019autres marques illustrent des apports ext\u00e9rieurs. L\u2019\u00c9trurie est repr\u00e9sent\u00e9e par deux exemplaires Dramont D2, l\u2019un fabriqu\u00e9 autour de Bomarzo et Mugnano sur le territoire municipal de Statonia (figlina Domitiana), l\u2019autre de provenance pr\u00e9cise encore inconnu (gens Tettia). Les autres estampilles exog\u00e8nes appartiennent aux Gratii d\u2019Aoste (colonie de Viennoise) et probablement \u00e0 Paternos de l\u2019atelier \u00e9duen de Coulanges, \u00e9largissant la zone de diffusion de ces ateliers au territoire s\u00e9quane.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Virginie ARNOLD, La vaisselle c\u00e9ramique du Haut-Empire \u00e0 Besan\u00e7on (Doubs) : premi\u00e8re synth\u00e8se typo-chronologique<br \/>\n<\/strong><em>Vesontio<\/em>, capitale des S\u00e9quanes, pr\u00e9sente des lacunes en c\u00e9ramologie pour le Haut-Empire malgr\u00e9 l&rsquo;intensit\u00e9 des recherches en arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive depuis les ann\u00e9es 1980. Une \u00e9tude du mobilier c\u00e9ramique issu de cinq contextes clos de la fouille de la ZAC Pasteur (2011) a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e dans le cadre d\u2019un travail de master. Les ensembles \u00e9tudi\u00e9s ont permis d\u2019\u00e9tablir une premi\u00e8re synth\u00e8se de l\u2019\u00e9volution de la vaisselle c\u00e9ramique entre le dernier tiers du Ier si\u00e8cle et la premi\u00e8re moiti\u00e9 du IIIe si\u00e8cle. L&rsquo;analyse r\u00e9alis\u00e9e combine des approches techniques, morphologiques et quantitatives, ainsi qu\u2019une attention particuli\u00e8re aux groupes de p\u00e2tes. Le Ier si\u00e8cle est marqu\u00e9 par l\u2019introduction et le d\u00e9veloppement de formes inspir\u00e9es du r\u00e9pertoire italique, tandis que le IIe si\u00e8cle montre une diversification de la c\u00e9ramique sigill\u00e9e gauloise et du service culinaire. Au IIIe si\u00e8cle apparaissent les parois-fines \u00e0 rev\u00eatement argileux ainsi qu&rsquo;un service de marmites et de plats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Allard MEES, Florian THIERY, Barbara PFERDEHIRT, Dater la conqu\u00eate romaine de la Germanie avec la sigill\u00e9e ? M\u00e9thodiques num\u00e9riques pour classifier chronologiquement les \u00ab services \u00bb I-II de sigill\u00e9e ar\u00e9tine<br \/>\n<\/strong>Les types de vases en terra sigill\u00e9e ar\u00e9tine \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 produit en mani\u00e8re standardis\u00e9s dans l&rsquo;Antiquit\u00e9 avec l&rsquo;introduction des \u00ab\u00a0services\u00a0\u00bb (similaires aux porcelaines Wedgwood ou Mei\u00dfener modernes). Cependant, l&rsquo;apparition et la disparition de ces \u00ab\u00a0services\u00a0\u00bb (services I et II et leurs variantes) ont toujours laiss\u00e9 supposer l&rsquo;existence d&rsquo;une chronologie des sites militaires du Limes germanique occup\u00e9s temporairement, sugg\u00e8rent que la production des vases du service I pourrait avoir d\u00e9but\u00e9 avant celle du service II. Comme les occurrences dans ces sites dat\u00e9s n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9es, la tra\u00e7abilit\u00e9 et la v\u00e9rifiabilit\u00e9 de ces hypoth\u00e8ses restent tr\u00e8s limit\u00e9es. De plus, l&rsquo;absence d&rsquo;approches ouvertes et conformes aux principes FAIR (\u00ab\u00a0Faciles \u00e0 trouver, A<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Accessibilit%C3%A9\">ccessibles<\/a>, I<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9\">nterop\u00e9rables<\/a> et R\u00e9utilisables\u00a0\u00bb) freine l&rsquo;approfondissement des m\u00e9thodes permettant de d\u00e9terminer si ce mat\u00e9riau se pr\u00eate \u00e0 des \u00e9tudes chronologiques v\u00e9rifiables de la conqu\u00eate romaine de la nouvelle province <em>Magna Germania<\/em> dans l\u2019\u00e9poque August\u00e9enne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2. ACTUALIT\u00c9 DES RECHERCHES C\u00c9RAMIQUES \u2014 Arnaud GALLI\u00c8GUE : Lampes \u00e0 huile fun\u00e9raires de Teulat (Tarn) : apports lychnologiques et pratiques de d\u00e9p\u00f4t dans une n\u00e9cropole antique du sud-ouest de la Gaule L\u2019op\u00e9ration d\u2019arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive men\u00e9e \u00e0 l\u2019hiver 2024-2025 \u00e0 Teulat (Tarn) par la soci\u00e9t\u00e9 Arkemine, sous la direction de C\u00e9line Beauchamp, a livr\u00e9 un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-3300","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3300","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3300"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3300\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3313,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3300\/revisions\/3313"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3300"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}