{"id":3303,"date":"2026-03-13T10:14:16","date_gmt":"2026-03-13T09:14:16","guid":{"rendered":"https:\/\/sfecag.org\/?page_id=3303"},"modified":"2026-03-13T11:01:08","modified_gmt":"2026-03-13T10:01:08","slug":"resumes-la-ceramique-de-lantiquite-tardive-dans-le-sud-de-la-gaule","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/resumes-la-ceramique-de-lantiquite-tardive-dans-le-sud-de-la-gaule\/","title":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9s : La c\u00e9ramique de l&rsquo;Antiquit\u00e9 tardive dans le sud de la Gaule"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>1. LA C\u00c9RAMIQUE DE L\u2019ANTIQUIT\u00c9 TARDIVE DANS LE SUD DE LA GAULE (III<sup>e<\/sup>&#8211; VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Emmanuel PELLEGRINO : La c\u00e9ramique dite liguro-proven\u00e7ale : un marqueur du renouveau des formes et des aires de distribution de la vaisselle culinaire entre la fin du IV<sup>e<\/sup> et le VI<sup>e<\/sup> s.<\/strong><br \/>\n\u00c0 partir de la fin du IV<sup>e<\/sup> s., s\u2019impose, en Provence orientale, une nouvelle cat\u00e9gorie de c\u00e9ramique culinaire au r\u00e9pertoire caract\u00e9ristique, contrastant avec les diff\u00e9rentes productions ayant domin\u00e9 le faci\u00e8s local durant du I<sup>er<\/sup> au\u00a0III<sup>e<\/sup> s. Longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme ayant \u00e9t\u00e9 import\u00e9e de Ligurie, la d\u00e9couverte d\u2019au moins trois autres lieux de production dans les Alpes-Martimes et le Var a permis de la requalifier comme une cat\u00e9gorie liguro-proven\u00e7ale.<br \/>\nL\u2019enqu\u00eate qui a port\u00e9e sur le mobilier d\u2019une quarantaine de sites r\u00e9partis dans une vaste r\u00e9gion entre Savone (Ligurie) et Arles (Bouche-du-Rh\u00f4ne) a montr\u00e9 que l\u2019aire de diffusion privil\u00e9gi\u00e9e de cette cat\u00e9gorie ou de ce groupe de production s\u2019\u00e9tendait de l\u2019ouest de la Ligurie, aux actuels d\u00e9partements des Alpes-Maritimes et du Var. Elle se caract\u00e9rise tout d\u2019abord par sa p\u00e2te granuleuse, cuite en atmosph\u00e8re oxydante pouvant prendre des aspects tr\u00e8s vari\u00e9s. Le r\u00e9pertoire semble peu standardis\u00e9. Tout porte \u00e0 croire que l\u2019on a affaire \u00e0 une production \u00e9clat\u00e9e dans de nombreux ateliers s\u2019adaptant aux ressources locales. Outre les ateliers identifi\u00e9s notamment \u00e0 Vintimille, \u00e0 Cagnes-sur-mer et au Thoronet, on devine d\u2019autres productions, notamment \u00e0 Cannes, probablement \u00e0 Fr\u00e9jus et dans le Haut-Var.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 <strong>Amaury GILLES, C\u00e9cile BATIGNE, Armand DESBAT, Val\u00e9rie THIRION-MERLE : C\u00e9ramiques fines et communes en moyenne vall\u00e9e du Rh\u00f4ne (fin du III<sup>e<\/sup>-d\u00e9but du VI<sup>e<\/sup> s.) : un \u00e9tat des recherches<br \/>\n<\/strong>Les ateliers de la r\u00e9gion de Valence, connus pour leur production de sigill\u00e9e claire B et de c\u00e9ramiques communes micac\u00e9es, ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, de mani\u00e8re indirecte, de plusieurs programmes de recherche r\u00e9gionaux et de recherches de terrain. Ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9galement permis de r\u00e9aliser des \u00e9tudes documentaires et arch\u00e9om\u00e9triques des c\u00e9ramiques permettant de progresser dans la caract\u00e9risation des groupes de production.<br \/>\nCertaines de ces donn\u00e9es restent in\u00e9dites ou pr\u00e9sent\u00e9es au sein d\u2019ouvrage dont la production c\u00e9ramique ne constitue pas le sujet principal. Dans le cadre de ce colloque, il \u00e9tait int\u00e9ressant de pr\u00e9senter un \u00e9tat des lieux des recherches en mettant en lumi\u00e8re les acquis, mais \u00e9galement les lacunes et les potentialit\u00e9s de la documentation existante.<br \/>\nPour ce faire, on pr\u00e9sentera un classement typochronologique des productions r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 partir des donn\u00e9es des sites de consommation.<br \/>\nOn pr\u00e9sentera ensuite l\u2019\u00e9tat de nos connaissances sur les lieux de production et les groupes de production suspect\u00e9s \u00e0 partir de l\u2019\u00e9tude typologique, et parfois arch\u00e9om\u00e9trique de contextes de consommation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 C\u00e9dric DA COSTA, J\u00e9r\u00f4me KOTARBA, C\u00e9line JANDOT : L\u2019atelier de tuiliers et les terres cuites architecturales du baln\u00e9aire du site des Aybrines \u00e0 Thuir (Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales)<br \/>\n<\/strong>Le site antique des Aybrines \u00e0 Thuir est situ\u00e9 dans le d\u00e9partement des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales, \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 occidentale de la plaine du Roussillon, au pied de l\u2019un des rares massifs calcaire du d\u00e9partement. Les vestiges correspondent \u00e0 ceux d\u2019un vaste \u00e9tablissement rural de type <em>villa<\/em> ayant \u00e9t\u00e9 mis au jour par le biais de quatre diagnostics et de deux fouilles pr\u00e9ventives entre 2011 et 2021. Il a fonctionn\u00e9 entre le milieu du I<sup>er<\/sup> s. de notre \u00e8re jusqu\u2019au d\u00e9but du V<sup>e<\/sup> s.<br \/>\nDans un premier temps, l\u2019atelier de potier de la <em>villa<\/em> sera pr\u00e9sent\u00e9. Il se compose d\u2019un minimum de deux fours en fonction durant le Bas Empire. Le premier, FR2002, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 lors de la fouille de 2012 et constitue un exemple int\u00e9ressant de four \u00e0 canal central bien conserv\u00e9. Le second a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert fortuitement un an plus tard lors de la r\u00e9alisation de la voirie du lotissement.<br \/>\nL\u2019\u00e9tude d\u2019un d\u00e9potoir domestique totalement boulevers\u00e9 par les labours r\u00e9cents permet de poser la question d\u2019une production de c\u00e9ramique en lien avec cet atelier. L\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des c\u00e9ramiques qui le constitue d\u00e9termine l\u2019int\u00e9r\u00eat de la s\u00e9rie. Les c\u00e9ramiques fines pr\u00e9sentent une forte homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de p\u00e2te, et des caract\u00e9ristiques qui sont peu fr\u00e9quentes dans les productions \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bb de la plaine du Roussillon, \u00e0 savoir des p\u00e2tes tr\u00e8s fines ne pr\u00e9sentant pas d\u2019inclusions de tout petits micas. Du fait de la position du territoire de Thuir, juste au d\u00e9bouch\u00e9 d\u2019un massif calcaire, avec la possibilit\u00e9 de trouver des argiles issues de la d\u00e9sagr\u00e9gation de cette roche, la particularit\u00e9 observ\u00e9e sur les c\u00e9ramiques fines pourrait \u00eatre li\u00e9e \u00e0 une production locale plus qu\u2019\u00e0 des importations sp\u00e9cifiques. La majorit\u00e9 de la collecte constituant ce d\u00e9potoir appartient \u00e0 un contexte homog\u00e8ne du Bas Empire et plus particuli\u00e8rement de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<br \/>\nLe c\u0153ur de la pr\u00e9sentation s\u2019int\u00e9ressera aux terres cuites architecturales retrouv\u00e9es dans le baln\u00e9aire. Cet \u00e9difice est en fonction jusqu\u2019\u00e0 la fin du IV<sup>e<\/sup>&#8211; d\u00e9but du V<sup>e<\/sup> s., il sera ensuite r\u00e9occup\u00e9 durant le VII<sup>e<\/sup> s.<br \/>\nPlus de1400 fragments de TCA ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s. Ils repr\u00e9sentent une masse de 673\u00a0kg de mat\u00e9riau. La presque absence d\u2019\u00e9l\u00e9ment de comparaison dans notre zone d\u2019\u00e9tude nous a amen\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser une \u00e9tude exhaustive afin de mettre en \u00e9vidence des morphotypes et initier ainsi un catalogue des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s dans ce type d\u2019\u00e9difice pour la fin de l\u2019Antiquit\u00e9 dans ce secteur des Pyr\u00e9n\u00e9es. Malgr\u00e9 un fort taux de fragmentation, ce sont quatre diff\u00e9rents types de <em>tubuli<\/em>, des bobines, des briques<em> besales<\/em>, <em>tetradoron<\/em>, <em>bipedales<\/em>, des briques de rev\u00eatement mural ou encore des briques claveaux qui ont pu \u00eatre identifi\u00e9s et r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s. Les questions des p\u00e2tes et du lieu de production seront abord\u00e9es de m\u00eame que le r\u00e9emploi de mat\u00e9riaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Beno\u00eet FAVENNEC, Claire FAISANDIER et collaborateurs : Bilan sur les 10 ann\u00e9es de recherches sur les potiers et les tuiliers de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive (extr\u00eame fin du IV<sup>e<\/sup> s.\/V<sup>e<\/sup> s.) de Las Cravieros \u00e0 Fanjeaux (Aude)<br \/>\n<\/strong>Connu depuis la seconde moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> s. par des amateurs et des arch\u00e9ologues locaux, le site de Las Cravieros fait l\u2019objet d\u2019un programme de recherches pluridisciplinaires depuis 2017. Si quelques articles ont pu d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 des avanc\u00e9es dans sa compr\u00e9hension et souligner son importance \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale et au-del\u00e0, les 10 ans du projet sont l\u2019occasion de dresser le bilan des travaux que ce soit d\u2019un point de vue des vestiges, des chaines op\u00e9ratoires ou encore des protocoles et outils m\u00e9thodologiques mis en place.<br \/>\nNous \u00e9voquerons par exemple, la d\u00e9couverte du four le plus ancien du site et l\u2019am\u00e9lioration des connaissances sur les mises en \u0153uvre dans les unit\u00e9s de cuisson de cette p\u00e9riode. Nous traiterons aussi le r\u00e9pertoire potier et tuilier avec une pr\u00e9sentation des argiles employ\u00e9es pour les engobes et les corps des vases, la mise en \u00e9vidence de nouveaux profils, d\u00e9cors ou encore la m\u00e9trologie des poteries fabriqu\u00e9es sur place. La communication permettra d\u2019autre part d\u2019aborder et de proposer une am\u00e9lioration des courbes de r\u00e9f\u00e9rence de datations par diff\u00e9rents moyens (profils et d\u00e9cors des DSP, donn\u00e9es m\u00e9trologiques, arch\u00e9om\u00e9triques, etc.). Nous pr\u00e9senterons par ailleurs un outil in\u00e9dit de reconnaissance des motifs sur DSP par IA. Ces progr\u00e8s concernent \u00e0 la fois le site de las Cravieros, mais aussi les contextes et\/ou certaines structures du territoire r\u00e9gional, de Gaule et de zones limitrophes. En effet, les donn\u00e9es de Las Cravieros sont nombreuses et souvent bien conserv\u00e9es, les productions sont diffus\u00e9es sur une large aire g\u00e9ographique, alors que les contextes de r\u00e9f\u00e9rences font d\u00e9faut pour cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2013 Pierre MARTY : Un atelier pour quoi faire ? Les productions de l\u2019atelier de l\u2019ancien h\u00f4pital militaire Larrey \u00e0 Toulouse (Haute-Garonne)<br \/>\n<\/strong>Les fouilles de l\u2019h\u00f4pital Larrey, \u00e0 Toulouse (Haute-Garonne), en 1988-89, ont identifi\u00e9 ce qui est depuis qualifi\u00e9, d\u2019atelier de Larrey. Les vestiges consistaient en un grand d\u00e9potoir c\u00e9ramique et en structures de cuissons fortement aras\u00e9es. Depuis, sauf de rares mentions, il n\u2019existe pas de publication sur cet atelier et ses productions, dont sont surtout connues les lampes et de probables DS.P. \u00c0 la suite d\u2019un inventaire de la collection c\u00e9ramique en 2023-24, il est envisageable d\u2019\u00e9laborer une typologie des productions identifi\u00e9es gr\u00e2ce aux surcuits et d\u2019en pr\u00e9ciser la datation, jusqu\u2019alors situ\u00e9e dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<br \/>\nLe nombre des rat\u00e9s de cuisson permet une bonne repr\u00e9sentation des productions et leur mise en rapport avec les c\u00e9ramiques d\u00e9couvertes dans le toulousain. L\u2019importance des produits engob\u00e9s, voir estamp\u00e9s, au sein de l\u2019atelier en fait un jalon essentiel pour la compr\u00e9hension de la consommation c\u00e9ramique entre la fin du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et le d\u00e9but du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Quant \u00e0 la r\u00e9vision des donn\u00e9es concernant les structures de cuissons, elle est limit\u00e9e par les rares informations de terrain, les possibles fours identifi\u00e9s \u00e9tant en l\u2019\u00e9tat d\u2019interpr\u00e9tation probl\u00e9matique.<br \/>\nL\u2019\u00e9laboration d\u2019un r\u00e9pertoire typologique et d\u00e9coratif doit permettre de mieux singulariser ces productions et d\u2019offrir une image plus pr\u00e9cise de la consommation de c\u00e9ramique locale. Sera aussi esquiss\u00e9 la part des importations dans cette consommation et leur influence sur la production. Cette typologie de Larrey est enfin l\u2019opportunit\u00e9 de replacer ces productions au sein d\u2019un ensemble plus vaste, correspondant globalement au sud-ouest de la Gaule et de voir les influences ou les diff\u00e9rences avec des productions plus m\u00e9diterran\u00e9ennes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Fran\u00e7ois RECHIN : L\u2019atelier c\u00e9ramique tardo-antique de Bayonne : des c\u00e9ramiques communes culinaires tourn\u00e9es et DS.P. destin\u00e9es \u00e0 la Cohorte de Novempopulanie ?<\/strong><br \/>\nLongtemps, la tradition historiographique a attribu\u00e9 \u00e0 Bayonne une naissance tardo-antique,\u00a0 bien post\u00e9rieure \u00e0 celle des autres agglom\u00e9rations de l\u2019Aquitaine, et singuli\u00e8re de par la fonction de <em>castrum<\/em> donn\u00e9e \u00e0 l\u2019agglom\u00e9ration, comme si\u00e8ge d\u2019une garnison de troupes lev\u00e9es dans la province. En fait, Bayonne s\u2019apparente dans un premier temps \u00e0 une agglom\u00e9ration ordinaire des pays de l\u2019Adour. C\u2019est bien toutefois \u00e0 Bayonne qu\u2019il faut placer le <em>Lapurdum<\/em>, si\u00e8ge de la cohorte de Novempopulanie, indiqu\u00e9 par la <em>Notitia dignitatum<\/em>.<br \/>\nLa principale activit\u00e9 artisanale qui a pu \u00eatre rep\u00e9r\u00e9e \u00e0 Bayonne est celle de la poterie. \u00c0 cet \u00e9gard, une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e aux r\u00e9sultats de l\u2019op\u00e9ration men\u00e9e en 2006 sur le site du parking Tour-de-Sault. Cette intervention d\u2019urgence a permis de mettre au jour les restes d\u2019au moins deux fours de potier, dont la datation s\u2019\u00e9tend entre la fin du IV<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<br \/>\nLa production de ces ateliers est singuli\u00e8re, puisqu\u2019il s\u2019agit de poteries culinaires tourn\u00e9es (\u00e9cuelles et pots) et d\u2019une vaisselle de table grise tr\u00e8s soign\u00e9e et parfois d\u00e9cor\u00e9e (assiettes et bols) de type \u00ab\u00a0d\u00e9riv\u00e9es de sigill\u00e9es pal\u00e9ochr\u00e9tiennes \u00bb.<br \/>\nEn effet, alors que l\u2019une des caract\u00e9ristiques sp\u00e9cifiques de la r\u00e9gion environnante est pr\u00e9cis\u00e9ment d\u2019avoir utilis\u00e9 exclusivement de la vaisselle culinaire non tourn\u00e9e de tradition indig\u00e8ne et une vaisselle de table \u00e0 p\u00e2te et \u00e0 enduit orang\u00e9s, produits dans la plaine de Tarbes, \u00e0 Eauze et \u00e0 Lectoure, les productions de Bayonne ne paraissent pas avoir \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9es de fa\u00e7on significative en Novempopulanie au-del\u00e0 de la ville m\u00eame de Bayonne. Aussi, tout porte \u00e0 penser que ces vases \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la consommation (militaire\u00a0?) de cet \u00e9tablissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Catherine RICHART\u00c9, Thomas NAVARRO : Pertuis, Saint-Roch. Une production de DS.P.P. dans un \u00e9tablissement rural tardif de l\u2019arri\u00e8re-pays proven\u00e7al<br \/>\n(V<sup>e<\/sup>-VI<sup>e\u00a0<\/sup>s.)<\/strong><br \/>\nLes recherches arch\u00e9ologiques pr\u00e9ventives men\u00e9es par l\u2019Inrap sur le site de Saint-Roch ont permis de mettre au jour un \u00e9tablissement rural situ\u00e9 en bordure de la Durance, dont l\u2019occupation s\u2019\u00e9tend de la seconde moiti\u00e9 du II<sup>e<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re jusqu\u2019au milieu du V<sup>e<\/sup> -VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avanc\u00e9s. Ce site se distingue par la diversit\u00e9 et la richesse de ses vestiges, t\u00e9moignant d\u2019une exploitation agricole structur\u00e9e et p\u00e9renne au sein de l\u2019hinterland proven\u00e7al. La fouille a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019activit\u00e9s de production principalement tourn\u00e9es vers la viticulture, (am\u00e9nagements de transformation du raisin et conservation du vin). Fait remarquable, les analyses ont \u00e9galement mis en \u00e9vidence l\u2019\u00e9laboration d\u2019une sp\u00e9cialit\u00e9 biologique obtenue par le traitement des fruits de l\u2019argousier (<em>Hippophae rhamnoides<\/em>), attest\u00e9e par des marqueurs chimiques sp\u00e9cifiques constituant une d\u00e9couverte in\u00e9dite pour la p\u00e9riode.<br \/>\nLe mobilier c\u00e9ramique d\u00e9couvert sur le site est abondant et diversifi\u00e9, avec un ensemble de 2840 fragments correspondant \u00e0 345 objets (NMI). Parmi ce corpus, il convient de pointer la pr\u00e9sence d\u2019une production originale de vaisselle en DS.P.P. (D\u00e9riv\u00e9es-des-sigill\u00e9es pal\u00e9ochr\u00e9tiennes proven\u00e7ales), en p\u00e2te grise et orang\u00e9e, lisse et d\u00e9cor\u00e9e. Ces c\u00e9ramiques se distinguent par des profils et un r\u00e9pertoire d\u00e9coratif propres, sugg\u00e9rant une fabrication probablement r\u00e9alis\u00e9e dans ses environs imm\u00e9diats. Leur \u00e9tude approfondie permet d\u2019envisager des \u00e9changes et des influences entre les traditions artisanales locales et m\u00e9diterran\u00e9ennes.<br \/>\nL\u2019ensemble de ces d\u00e9couvertes soul\u00e8ve des questions sur les pratiques de consommation des occupants, notamment \u00e0 travers le choix de ce remarquable mat\u00e9riel gaulois enrichi d\u2019apports m\u00e9diterran\u00e9ens. Elles invitent \u00e9galement \u00e0 s\u2019interroger sur l\u2019\u00e9conomie, l\u2019organisation des ressources agricoles et sur le r\u00f4le de cet \u00e9tablissement rural dans les r\u00e9seaux d\u2019\u00e9changes \u00e0 la toute fin de l\u2019Antiquit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Pierre RASCALOU : Les derniers ensembles c\u00e9ramiques (III<sup>e<\/sup> s.) livr\u00e9s par l\u2019\u00e9tablissement agricole du Renaussas \u00e0 Valros (H\u00e9rault)<br \/>\n<\/strong>Le mat\u00e9riel c\u00e9ramique \u00e9tudi\u00e9 appartient \u00e0 la derni\u00e8re occupation de l\u2019\u00e9tablissement agricole du Renaussas dans la vall\u00e9e de l\u2019H\u00e9rault. L\u2019ensemble est compos\u00e9 de 3123 fragments de c\u00e9ramiques.<br \/>\nLes c\u00e9ramiques fines pr\u00e9sentent un groupe vari\u00e9 avec trois cat\u00e9gories principales, les sigill\u00e9es sud-gauloises, les claires B et les claires C africaines. Un mortier \u00e0 t\u00eate de lion, dont la d\u00e9couverte est rare dans la r\u00e9gion, provient du centre de la France.\u00a0Les c\u00e9ramiques \u00e0 p\u00e2tes claires forment une part plut\u00f4t importante (20\u00a0%) et peu habituelle dans les ensembles Biterrois. Au sein des p\u00e2tes sableuses, les africaines de cuisine, les kaolinitiques, polies micac\u00e9es et non tourn\u00e9es sont peu nombreuses. Les brunes orang\u00e9es du Biterrois repr\u00e9sentent encore plus de la moiti\u00e9 des tessons. L\u2019ensemble du Renaussas apportera une contribution \u00e0 la reconnaissance typo-chronologique de cette cat\u00e9gorie. Quelques tendances se remarquent sur la distribution des formes et pourraient aider \u00e0 mieux caract\u00e9riser les niveaux au sein du III<sup>e<\/sup>\u00a0s. La pr\u00e9sentation s\u2019orientera ainsi sur l\u2019\u00e9volution des assemblages de cette c\u00e9ramique dans le Biterrois.<br \/>\nLes amphores constituent \u00e0 peine plus de 10% des fragments. C\u2019est une part plut\u00f4t faible que l\u2019on pourra lier \u00e0 la d\u00e9saffection progressive d\u2019un conteneur li\u00e9 au transport sur de longue distance ou au remplacement de la culture de la vigne par celle d\u2019un verger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 S\u00e9bastien BARBERAN, Herv\u00e9 POMAREDES, avec la coll. de J.-Y. Breuil, Ph. Cayn et R. Gaf\u00e0 : Vaisselle et amphores en p\u00e9riph\u00e9rie de <em>Nemausus<\/em> dans la seconde moiti\u00e9 du III<sup>e<\/sup> s. : les sites du Mas de Vignoles XIV, de Magaille Est et de Miremand \u00e0 N\u00eemes (Gard)<br \/>\n<\/strong>L\u2019ensemble 13264, localis\u00e9 dans la proche campagne n\u00eemoise sur la fouille du Mas de Vignoles XIV, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9, avec 540 individus, comme un point de d\u00e9couverte de premier plan pour la connaissance du faci\u00e8s mat\u00e9riel du III<sup>e<\/sup>\u00a0s. en Narbonnaise. Son \u00e9tude permet de dresser un portrait le plus fid\u00e8le possible des principales composantes, au cours de la seconde moiti\u00e9 de ce si\u00e8cle, de la vaisselle de table et de la batterie de cuisine en usage dans une ferme \u00e0 cour centrale excav\u00e9e implant\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate du chef-lieu de la cit\u00e9 de N\u00eemes-<em>Nemausus<\/em>. Elle offre \u00e9galement la possibilit\u00e9 de s\u2019int\u00e9resser aux sp\u00e9cificit\u00e9s m\u00e9connues du commerce en amphores au III<sup>e<\/sup> s. et \u00e0 destination de ce bassin de population. Les r\u00e9sultats obtenus seront ensuite mis en perspective avec les principales donn\u00e9es mat\u00e9rielles collect\u00e9es dans deux autres contextes de r\u00e9f\u00e9rence dat\u00e9s de la m\u00eame p\u00e9riode et fouill\u00e9s eux aussi dans la plaine n\u00eemoise, ceux des sites de Magaille Est et de Miremand. Ils totalisent de leur c\u00f4t\u00e9 349 individus suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0\u2014 Guillaume DUPERRON, Marc HEIJMANS, Jean PITON : Faci\u00e8s de consommation et trafics commerciaux \u00e0 Arles au IV<sup>e<\/sup> s. : nouvelles donn\u00e9es issues du site p\u00e9riurbain de l\u2019Esplanade<br \/>\n<\/strong>Les fouilles conduites en 1976 et 1984 sur le site de l\u2019Esplanade ont mis au jour un quartier p\u00e9riurbain de la ville d\u2019Arles, caract\u00e9ris\u00e9 par un ensemble thermal \u00e0 l\u2019ouest et un secteur r\u00e9sidentiel et commercial \u00e0 l\u2019est. Enti\u00e8rement d\u00e9truit par un incendie vers la fin du III<sup>e<\/sup> s., les thermes connaissent une nouvelle occupation \u00e0 caract\u00e8re principalement artisanal (verriers et chaufourniers) qui se met en place apr\u00e8s plusieurs d\u00e9cennies d\u2019abandon complet, au plus t\u00f4t au milieu du IV<sup>e<\/sup> s. d\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es numismatiques. Elle ne sera que de courte dur\u00e9e, puisque le quartier est r\u00e9am\u00e9nag\u00e9, avec la construction de nouveaux b\u00e2timents, d\u00e8s la charni\u00e8re des IV<sup>e<\/sup> et V<sup>e<\/sup> s.<br \/>\nEn 2000, une op\u00e9ration dirig\u00e9e par Marc Heijmans a permis de fouiller deux d\u00e9potoirs (US 368\/371 et US398) et un remblai (US 166) li\u00e9s \u00e0 l\u2019occupation de la seconde moiti\u00e9 du IV<sup>e<\/sup> s. Ils ont livr\u00e9 un total de plus de 400 objets en c\u00e9ramique (NMI), g\u00e9n\u00e9ralement bien conserv\u00e9s. Si une partie des amphores a d\u00e9j\u00e0 fait l\u2019objet d\u2019une pr\u00e9sentation pr\u00e9liminaire (Piton 2007), le reste du mobilier demeure in\u00e9dit. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ce contexte r\u00e9side dans sa remarquable homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, cette phase \u00e9tant de courte dur\u00e9e et faisant suite \u00e0 une longue p\u00e9riode d\u2019abandon, ce qui limite drastiquement la part du mobilier r\u00e9siduel.<br \/>\nCette documentation mat\u00e9rielle contribue ainsi \u00e0 une meilleure connaissance des trafics commerciaux et des c\u00e9ramiques en usage \u00e0 cette \u00e9poque dans la basse vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, o\u00f9 les donn\u00e9es sur le IV<sup>e<\/sup> s. demeurent tr\u00e8s limit\u00e9es. Elles montrent en particulier le caract\u00e8re massif des arrivages de produits africains de toutes cat\u00e9gories\u00a0: vaisselle de table et de cuisson, amphores, lampes. Elles soulignent aussi le dynamisme des diverses productions rhodaniennes, tout particuli\u00e8rement des sigill\u00e9es Luisantes de Savoie, tandis qu\u2019une large majorit\u00e9 des ustensiles de cuisine provient des ateliers situ\u00e9s entre Orange et Valence. Elles confirment enfin que l\u2019apparition des productions r\u00e9gionales d\u00eetes \u00ab\u00a0DSP\u00a0\u00bb ne saurait \u00eatre ant\u00e9rieure \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin du IV<sup>e<\/sup> s., celles-ci \u00e9tant totalement absentes dans ce contexte.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, ces nouvelles donn\u00e9es c\u00e9ramologiques illustrent l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 commerciale sur l\u2019axe rhodanien durant le IV<sup>e<\/sup> s. et t\u00e9moignent du r\u00f4le \u00e9conomique majeur conserv\u00e9 par le port d\u2019Arles en d\u00e9pit des importantes destructions qui l\u2019ont affect\u00e9 \u00e0 la fin du III<sup>e<\/sup> s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Adrien MALIGNAS, avec la coll. de M. Gourlot et L. Le Roy : Choix et utilisation d\u2019objets en c\u00e9ramique dans une n\u00e9cropole de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive (Pertuis, Vaucluse, IV<sup>e<\/sup> s.)<br \/>\n<\/strong>La n\u00e9cropole de Pertuis est situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un \u00e9tablissement, probablement viticole, en fonction entre le III<sup>e<\/sup> s et le VI<sup>e<\/sup> s. environ (fouille Inrap 2019). Elle a \u00e9t\u00e9 mise au jour \u00e0 proximit\u00e9 de la voierie (fouille hiver 2023, Mosa\u00efques Arch\u00e9ologie). Une trentaine de tombes \u00e0 inhumation de que l\u2019on situera globalement au IV<sup>e<\/sup> s. ont livr\u00e9 du mobilier c\u00e9ramique relativement bien conserv\u00e9. Il s\u2019agit d\u2019inhumations en pleine terre, dans un coffrage, sous une b\u00e2ti\u00e8re ou encore dans une amphore.<br \/>\nG\u00e9n\u00e9ralement on retrouve une association d\u2019un vase \u00e0 liquide et un vase \u00e0 solide. Les tombes en amphores restent assez rares et sont constitu\u00e9es d\u2019importations africaines ou b\u00e9tiques\/lusitaniennes (Almagro 51c). L\u2019analyse des traces et des gestes montre que de nombreux vases sont d\u00e9pos\u00e9s d\u00e9j\u00e0 mutil\u00e9s.<br \/>\nCes informations permettent de distinguer des choix particuliers et de travailler sur la s\u00e9mantique des objets. Les objets ne semblent pas pris au hasard, simplement pour remplir une fonction. On peut parfois mettre en \u00e9vidence le choix d\u2019un type pr\u00e9cis d\u2019objet lorsque celui-ci est associ\u00e9 \u00e0 des gestes et des s\u00e9quences similaires et r\u00e9currents. Ces choix peuvent donner aux objets un sens particulier et participent \u00e0 la construction et l\u2019\u00e9volution des rites. On rappellera que la n\u00e9cropole de Pertuis semble davantage associ\u00e9e \u00e0 un \u00e9tablissement particulier qu\u2019\u00e0 une agglom\u00e9ration. Ceci pourrait donc indiquer des rites associ\u00e9s \u00e0 une m\u00e9moire \u00ab\u00a0familiale\u00a0\u00bb ou \u00e0 une communaut\u00e9 assez restreinte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Fanny BELLET : \u00c9tude de la c\u00e9ramique tardo-antique de deux sites d\u2019ampleur en plein c\u0153ur de Toulouse (Haute-Garonne) :<br \/>\nM\u00e9tro et Parking Esquirol (IV<sup>e<\/sup>-VI<sup>e\u00a0<\/sup>s.)<br \/>\n<\/strong>Dans le cadre du PCR \u00ab Toulouse et l\u2019isthme Aquitain, culture mat\u00e9rielle de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive \u00bb, dirig\u00e9 par J. Le Bomin, le mobilier c\u00e9ramique de deux op\u00e9rations arch\u00e9ologiques toulousaines de la fin des ann\u00e9es 1980-1990 a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9.<br \/>\n&#8211; M\u00e9tro Esquirol : Deux phases ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es :\u00a0La premi\u00e8re phase est dat\u00e9e de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du V<sup>e<\/sup> s. (4874 fr \u2013 420 NMI)\u00a0: Clair-D Hayes 76 ; c\u00e9ramiques \u00e0 rev\u00eatement argileux ; CNT ; amphores hispaniques Dr. 23 et Almagro 51 a\/b ; amphore africaine Keay 25 et <em>spatheia<\/em> ; amphores orientales LRa 4a.\u00a0La seconde phase est dat\u00e9e entre le V<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du VI<sup>e<\/sup> s. (1912 fr \u2013 302 NMI)\u00a0: Clair-D Hayes 104 ; pots de Fumig\u00e9e \u00e0 l\u00e8vre en crochet ; amphore africaine Keay 55a ; amphores orientale LRa4a\/b.<br \/>\n&#8211; Parking Eskirol : Quatre phases ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es : La premi\u00e8re phase est dat\u00e9e du IV<sup>e<\/sup> s. (919 fr \u2013 144 NMI) : Majorit\u00e9 de productions de cuisson oxydante et de c\u00e9ramiques \u00e0 rev\u00eatement argileux ; Clair-C Hayes 50 ; absence de CNT, D.SP et amphores orientales qui apparaissent au si\u00e8cle suivant ; quasi-exclusivit\u00e9 d\u2018amphores d\u2019importation hispanique dont un bord Almagro\u00a050.<br \/>\nLa deuxi\u00e8me phase est dat\u00e9e de la fin du IV<sup>e<\/sup>-1<sup>\u00e8re<\/sup> moiti\u00e9 du V<sup>e<\/sup> s. (5673 fr \u2013 998 NMI)\u00a0: Sigill\u00e9e Clair-D Hayes\u00a061a\/b, Hayes 58 et Hayes 69 ; imitations locales de sigill\u00e9es africaines ; D.SP d\u2019origine languedocienne et locale ; majorit\u00e9 de c\u00e9ramiques \u00e0 rev\u00eatement argileux et CNT ; amphores hispaniques Almagro 51 a\/b et Dr. 23 ; imitations hispaniques d\u2019amphores africaines Keay 25 et <em>spatheion<\/em> ; amphores africaines Keay 25, <em>spatheion<\/em> de type 1 ; Keay 27 ; amphore orientale LRa 4a et LRa 3a.<br \/>\nLa troisi\u00e8me phase est dat\u00e9e de la seconde moiti\u00e9 du V<sup>e<\/sup> s. (757 fr \u2013 150 NMI)\u00a0: Clair-D Hayes 81a et Hayes 86 ; D.SP locales ; augmentation des c\u00e9ramiques \u00e0 rev\u00eatement argileux gris ; augmentation de la part des c\u00e9ramiques fumig\u00e9es\u00a0; augmentation de la part des amphores africaines et apparition du type <em>spatheion<\/em> de type 1 \u00ab tardif \u00bb.<br \/>\nLa derni\u00e8re phase est dat\u00e9e de la fin du V<sup>e<\/sup>&#8211; d\u00e9but du VI<sup>e<\/sup> s. (2023 fr \u2013 397 NMI)\u00a0: D\u00e9veloppement de la part des DS.P., surtout de mode B ; importance des fumig\u00e9es et apparition d\u2019un nouveau type de pot \u00e0 l\u00e8vre en crochet ; amphore orientale de type LRa 4b.<br \/>\nCes deux ensembles se r\u00e9v\u00e8lent particuli\u00e8rement int\u00e9ressants en raison de leur ampleur et de la vari\u00e9t\u00e9 des mobiliers qu\u2019ils ont livr\u00e9s et qu\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 not\u00e9s les d\u00e9couvreurs. Ils contribuent notamment \u00e0 une meilleure connaissance des contextes tardo-antiques dans le Toulousain et mettent en lumi\u00e8re l\u2019importance de la ville dans les r\u00e9seaux \u00e0 moyenne et grande distance de la r\u00e9gion \u00e0 cette \u00e9poque, tant du point de vue des productions locales que des importations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Marc BOUZAS SABATER, Llu\u00eds PALAHI GRIMAL : Contextes arch\u00e9ologiques et ensembles c\u00e9ramiques de l\u2019\u00e9poque imp\u00e9riale tardive et de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive provenant du <em>vicus<\/em> de Roses (G\u00e9rone, Espagne)<br \/>\n<\/strong>L\u2019\u00e9tude de la culture mat\u00e9rielle de Roses durant l\u2019Antiquit\u00e9 tardive et l\u2019\u00e9poque wisigothique (jusqu\u2019au VIII\u1d49 si\u00e8cle) met en \u00e9vidence son r\u00f4le cl\u00e9 en tant que port de redistribution, comme l\u2019indiquent des mat\u00e9riaux r\u00e9v\u00e9lant des liens commerciaux davantage orient\u00e9s vers la Gaule (Narbonne) que vers le sud (<em>Tarraco<\/em>). La pr\u00e9sence significative d\u2019importations gauloises, en particulier de c\u00e9ramiques DSP et de Terra Sigillata Lucente, se distingue par des proportions sup\u00e9rieures \u00e0 celles document\u00e9es dans des villes plus m\u00e9ridionales. L\u2019ensemble amphorique est abondant et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, avec une pr\u00e9dominance des importations africaines, accompagn\u00e9es \u2013 \u00e0 certaines phases \u2013 de mat\u00e9riaux provenant de Lusitanie, du sud de l\u2019Hispanie et de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale, fr\u00e9quemment associ\u00e9s \u00e0 de la vaisselle fine de type TSA D et, \u00e0 certaines p\u00e9riodes, \u00e0 de la vaisselle de table orientale. Les diff\u00e9rentes phases \u00e9tablies pour la circulation des mat\u00e9riaux et leur \u00e9volution correspondent, \u00e0 leur tour, aux transformations de l\u2019habitat lui-m\u00eame, depuis un <em>vicus<\/em> romain jusqu\u2019\u00e0 un \u00e9tablissement de l\u2019\u00e9poque wisigothique. Enfin, l\u2019\u00e9tude typologique fournit des informations sur certaines particularit\u00e9s commerciales, telles que l\u2019importation de produits de salaison \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 Roses disposait de ateliers d\u00e9di\u00e9s \u00e0 cette production. Elle apporte \u00e9galement des donn\u00e9es sur la r\u00e9utilisation rituelle de contenants amphoriques pour des inhumations, en particulier infantiles.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>POSTERS<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Beno\u00eet FAVENNEC, Pierre RASCALOU, Les niveaux d\u2019occupation et d\u2019activit\u00e9 poti\u00e8re \u00e0 la charni\u00e8re des III<sup>e<\/sup> et IV<sup>e<\/sup> s. dans le quartier du Quai d\u2019Alsace \u00e0 Narbonne (Aude)<\/strong><br \/>\nLes donn\u00e9es sur l\u2019Antiquit\u00e9 tardive \u00e0 Narbonne sont relativement rares. Cet aspect est fortement dommageable pour la compr\u00e9hension des mutations topographiques et \u00e9conomiques de l\u2019agglom\u00e9ration, capitale provinciale. Deux fouilles mitoyennes men\u00e9es en 2012 et en 2024 ont permis de documenter ces points\u00a0\u00e0 la charni\u00e8re des III<sup>e<\/sup> et IVe s.\u00a0: une localis\u00e9e au 14 Quai d\u2019Alsace et la seconde au n\u00b015.<br \/>\nUn ensemble de 870 fragments de c\u00e9ramique, pour un nombre minimum de 110 individus a \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence dans la derni\u00e8re phase d\u2019occupation de la domus occupant la partie orientale de la parcelle du 14 Quai d\u2019Alsace. Dans la partie occidentale de la parcelle se sont deux fours fortement aras\u00e9s qui ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence. Ils ont \u00e9t\u00e9 construits \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;un grand entrep\u00f4t de stockage du Haut-Empire. La p\u00e9riode d&rsquo;activit\u00e9 des artisans a pu \u00eatre estim\u00e9e entre le milieu du III<sup>e<\/sup> et le milieu du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. La production n&rsquo;a pu \u00eatre v\u00e9ritablement caract\u00e9ris\u00e9e, mais une production d\u2019amphores r\u00e9gionales est fortement suspect\u00e9e, ce qui serait une premi\u00e8re pour la ville et la p\u00e9riode.<br \/>\nA quelques m\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest des pr\u00e9c\u00e9dents contextes, plusieurs ensembles c\u00e9ramiques homog\u00e8nes ont pu \u00eatre mis en \u00e9vidence. Certains par leur composition apparaissent relatifs \u00e0 un habitat, tandis que d\u2019autres sont constitu\u00e9s de rebuts de production poti\u00e8re.\u00a0 Ces derniers se composent de grandes coupes \u00e0 p\u00e2te sableuse (semi-fine) et de c\u00e9ramiques engob\u00e9es, qui seraient \u00e0 mettre en relation avec les installations du n\u00b014, soit \u00e0 une activit\u00e9 poti\u00e8re situ\u00e9e \u00e0 un autre endroit du quartier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Christophe PELLECUER, Iouri BERMOND, Les productions de l\u2019atelier tardo-antique du Bourbou \u00e0 Loupian (H\u00e9rault). L\u2019exemple d\u2019une officine domaniale du littoral languedocien aux IV<sup>e<\/sup> et V<sup>e<\/sup> s.<br \/>\n<\/strong>L\u2019atelier du Bourbou, situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de la <em>villa<\/em> de Loupian, sur les bords de l\u2019\u00e9tang de Thau, a livr\u00e9 des rebuts de fabrication dans une ancienne carri\u00e8re d\u2019argile de deux m\u00e8tres de profondeur. Cette excavation d\u2019environ 100 m\u00b2, entour\u00e9e de cinq fours, contenait pr\u00e8s de 10000 tessons de c\u00e9ramique, ainsi que des mat\u00e9riaux de construction (tuiles, briques, etc.) et des d\u00e9chets domestiques des habitations voisines.<br \/>\nLes productions locales \u00e0 p\u00e2te claire calcaire dominent pour la vaisselle et les mat\u00e9riaux de construction. Les potiers ont surtout fabriqu\u00e9 de grands r\u00e9cipients, comme des bassins tronconiques \u00e0 l\u00e8vre \u00e9vers\u00e9e (type CL-REC25var) et des mortiers avec des inclusions volcaniques. Des formes plus petites, comme des cruches et des couvercles, compl\u00e8tent le r\u00e9pertoire, mais en moindre quantit\u00e9. Une production de vases culinaires en \u00ab\u00a0c\u00e9ramique brun-rouge \u00e0 d\u00e9graissant fin \u00bb reprend les formes de plats \u00e0 cuire et marmites des c\u00e9ramiques communes oxydantes micac\u00e9es (COM-O-M) et \u00e0 pisolithes (PISO).<br \/>\nCes productions sont utilis\u00e9es dans la <em>villa<\/em> voisine, pour le vaisselier comme pour la construction. La situation littorale de l\u2019atelier sugg\u00e8re une distribution au moins dans le Bassin de Thau. Une \u00e9tude r\u00e9gionale approfondie serait n\u00e9cessaire pour \u00e9valuer la dimension commerciale de cet atelier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Guillaume DUPERRON, Patrick DE MICHELE, Les productions c\u00e9ramiques de la r\u00e9gion d\u2019Apt (Vaucluse) aux V<sup>e<\/sup>-VI<sup>e<\/sup> s. : nouvelles donn\u00e9es issues de la fouille de la \u00abcave Boyer\u00bb<br \/>\n<\/strong>Les recherches arch\u00e9ologiques conduites dans les caves de plusieurs immeubles du centre-ville d\u2019Apt (Vaucluse) au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 ont permis d\u2019identifier de nombreux vestiges appartenant au Th\u00e9\u00e2tre antique de la ville. Apr\u00e8s son d\u00e9mant\u00e8lement \u00e0 la fin du Haut-Empire, ce monument est r\u00e9investi durant l\u2019Antiquit\u00e9 tardive pour accueillir des b\u00e2timents d\u2019habitation (De Mich\u00e8le 2003 et 2007).<br \/>\nFouill\u00e9e en 2006 et 2007, la cave \u00ab\u00a0Boyer\u00a0\u00bb (parcelle AV35) a livr\u00e9 des niveaux des V<sup>e<\/sup> et VI<sup>e<\/sup> s. bien conserv\u00e9s. En d\u00e9pit de la surface tr\u00e8s limit\u00e9e qui a pu \u00eatre fouill\u00e9e, le mobilier c\u00e9ramique issu de ce contexte est relativement abondant, environ 250 individus. Ce lot in\u00e9dit, pr\u00e9sentant un bon \u00e9tat de conservation, illustre un faci\u00e8s d\u2019\u00ab\u00a0arri\u00e8re-pays\u00a0\u00bb, tr\u00e8s peu document\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pour la Provence tardo-antique. A la diff\u00e9rence de celui des autres centres urbains proven\u00e7aux, il se caract\u00e9rise par la place totalement marginale occup\u00e9e par les importations m\u00e9diterran\u00e9ennes (moins de 5 % du total des individus).<br \/>\nCe constat s\u2019explique en partie par l\u2019existence d\u2019une production locale de c\u00e9ramiques de table \u00ab\u00a0DSP\u00a0\u00bb et de cuisine, mise en \u00e9vidence d\u00e8s les ann\u00e9es 1980 (Kaufmann <em>et al<\/em>. 1987) mais sur laquelle les connaissances n\u2019ont quasiment pas progress\u00e9 depuis cette date. L\u2019\u00e9tude de ce nouveau contexte permet ainsi de renouveler les donn\u00e9es disponibles et offre l\u2019opportunit\u00e9 de faire un point sur le r\u00e9pertoire typologique et la chronologie de ce groupe de production. La question de l\u2019\u00e9tendue de sa zone de diffusion sera \u00e9galement abord\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Pierre RASCALOU, Les rejets domestiques du III<sup>e<\/sup> s. sur l\u2019\u00e9tablissement antique de la Zac Eur\u00eaka \u00e0 Castelnau-le-Lez (H\u00e9rault)<br \/>\n<\/strong>Le mobilier pr\u00e9sent\u00e9 provient du comblement d\u2019une fosse situ\u00e9e dans la cour d\u2019un \u00e9tablissement rural. On compte 1332 fragments de c\u00e9ramiques pour au moins 214 vases. Le mat\u00e9riel est peu fragment\u00e9 et correspond \u00e0 des rejets domestiques. La part de vaisselle est importante. Plusieurs \u00e9l\u00e9ments convergent pour une datation autour du milieu du IIIe\u00a0s.<br \/>\nParmi les c\u00e9ramiques fines, les sigill\u00e9es sud-gauloises se limitent \u00e0 quelques tessons. Les sigill\u00e9es claires B rassemblent la plupart vases, assiette CLAIR-B 3, bol 15 et gobelets 67. Les importations africaines sont peu nombreuses (CLAIR\u2011C 50A). On note le col d\u2019une petite cruche de type Hayes 173.<br \/>\n\u00c0 la diff\u00e9rence des p\u00e2tes claires, plut\u00f4t discr\u00e8tes, les communes sableuses forment un ensemble important (105 bords). Une bonne partie des vases provient d\u2019Afrique du nord (Hayes 182 et Hayes 26). Les communes r\u00e9gionales cuites en mode oxydant apportent surtout des pots (SABL\u2011O A2 et 8\/9). La c\u00e9ramique brune orang\u00e9e du Biterrois fournie 15% des fragments de vaisselle. C\u2019est un taux important pour un site \u00e9loign\u00e9 du Biterrois. Une dizaine de bords sont pr\u00e9sents (pot A1, marmite B1, plat C3 et gobelet G2). Au sein des vases cuits en mode r\u00e9ducteur, les pots sont nombreux (SABL-R A8 et A9) et les marmites et plats \u00e0 cuire plut\u00f4t marginaux. La part des c\u00e9ramiques \u00e0 p\u00e2te kaolinitique apparait bien r\u00e9duite pour un site du Languedoc oriental (3% des fragments de vaisselle).<br \/>\nDans le groupe des amphores, les gauloises rassemblent l\u2019essentiel des fragments tandis que les amphores africaines sont absentes.<br \/>\nL\u2019examen de ces rejets d\u00e9bouchera sur une confrontation entre divers assemblages de c\u00e9ramiques culinaires recueillis tout au long de l\u2019occupation d\u2019un ou de deux \u00e9tablissements rapproch\u00e9s. Enfin, vu la position g\u00e9ographique du site, entre N\u00eemes et B\u00e9ziers, le travail conduira \u00e0 comparer des ensembles contemporains issus des deux Cit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 B\u00e9atrice CEPELIS, avec la coll. de G. Duperron, M.-P. Roth\u00e9, Le mobilier c\u00e9ramique du bassin d\u2019infiltration BS1075 de l\u2019espace XI du site de la Verrerie \u00e0 Arles : un faci\u00e8s domestique du III<sup>e<\/sup> s.<br \/>\n<\/strong>Une fouille programm\u00e9e pluriannuelle men\u00e9e de 2014 \u00e0 2016 sur le site de la Verrerie \u00e0 Arles a livr\u00e9 un ensemble c\u00e9ramique particuli\u00e8rement bien conserv\u00e9 et tr\u00e8s homog\u00e8ne. Issu des remblais de fondation d&rsquo;un bassin d&rsquo;infiltration BS1075, ce mat\u00e9riel, qui contribue au drainage de la structure, est repr\u00e9sent\u00e9 majoritairement par des c\u00e9ramiques communes et des amphores. Deux monnaies de Commode fournissent un <em>terminus post quem <\/em>de 192 \u00e0 cet assemblage qui peut \u00eatre situ\u00e9 dans le premier quart du IIIe si\u00e8cle. Le d\u00e9compte du mobilier, issu des unit\u00e9s stratigraphiques 1127, 1129 et 1116, indique un NMI de 181. L\u2019analyse typologique et quantitative est mise en perspective avec des ensembles r\u00e9gionaux contemporains afin de pr\u00e9ciser la datation du comblement. L\u2019\u00e9tude du corpus c\u00e9ramique contribue \u00e0 la documentation des faci\u00e8s c\u00e9ramiques du IIIe si\u00e8cle en contexte domestique urbain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Ugo SCHULLER, Le d\u00e9potoir du Cimeti\u00e8re de Trinquetaille \u00e0 Arles (Bouches-du-Rh\u00f4ne) : un ensemble c\u00e9ramique de la fin du III<sup>e<\/sup> s.<br \/>\n<\/strong>Dans un quartier p\u00e9riph\u00e9rique d&rsquo;Arles (Bouches-du-Rh\u00f4ne), localis\u00e9 sur la rive droite du Rh\u00f4ne, le site du \u00ab Cimeti\u00e8re de Trinquetaille \u00bb a fait l\u2019objet de douze campagnes de fouilles men\u00e9es entre 1964 et 1982. Elles ont permis de mettre au jour une vaste cour \u00e0 portiques du Haut-Empire. Le site a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit par un incendie, probablement dans le troisi\u00e8me quart du III\u1d49 si\u00e8cle. Par la suite, une \u00e9paisse couche de d\u00e9potoir s\u2019est form\u00e9e au-dessus de la couche d&rsquo;incendie. C\u2019est ainsi que, dans le cadre d\u2019un m\u00e9moire de Master 1 (dir. C. Sanchez, CNRS UMR5140 ASM, Montpellier), une partie des c\u00e9ramiques de ce d\u00e9potoir a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e. Le corpus contient plus de 700 individus pr\u00e9sentant un bon \u00e9tat de conservation. Ces nouvelles donn\u00e9es viennent contribuer \u00e0 la connaissance des faci\u00e8s c\u00e9ramiques de la fin du III\u1d49 si\u00e8cle en Gaule Narbonnaise pour lesquels le nombre de contextes reste \u00e0 ce jour limit\u00e9. Cette \u00e9tude apporte des informations sur les productions r\u00e9gionales, principalement issues des ateliers de la moyenne vall\u00e9e du Rh\u00f4ne (sigill\u00e9e claire B et diverses c\u00e9ramiques culinaires), mais aussi, en nombre significatif, de ceux du centre de la Gaule (sigill\u00e9e de Lezoux). Elle livre \u00e9galement des donn\u00e9es nouvelles sur le commerce m\u00e9diterran\u00e9en \u00e0 longue distance, avec la mise en \u00e9vidence d&rsquo;importations orientales, africaines, italiques et hispaniques. L&rsquo;\u00e9tude a \u00e9galement permis de documenter de nombreux objets atypiques tels que des br\u00fble-parfums, des bouillottes ainsi que des bougeoirs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Jean-Christophe TR\u00c9GLIA, Guillaume DUPERRON, avec la collaboration de D. Carru, Un d\u00e9potoir avignonnais du III<sup>e<\/sup> s. (Notre-Dame-des-Doms, Vaucluse)<\/strong><br \/>\nDans le cadre d\u2019un diagnostic r\u00e9alis\u00e9 en 1993 par le Service d\u2019Arch\u00e9ologie de Vaucluse, d\u2019abondantes accumulations d\u2019un d\u00e9potoir antique ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence sur le versant oriental de la colline de Notre-Dame-des-Doms. Le rejet de ces d\u00e9chets domestiques depuis le sommet du rocher a constitu\u00e9 un talus tr\u00e8s inclin\u00e9 au pied des \u00e0-pics. Les investissements urbains du XIX<sup>e<\/sup> s. ont fait dispara\u00eetre les s\u00e9quences m\u00e9di\u00e9vales, laissant affleurer les amoncellements de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive. Ces derniers scellaient un second d\u00e9potoir, objet de cette communication. En d\u00e9pit de son caract\u00e8re partiel, l\u2019effectif recueilli constitue un ensemble homog\u00e8ne de plusieurs centaines de vases. La vaisselle fine y est illustr\u00e9e par une tr\u00e8s forte proportion de sigill\u00e9e claire B (types Desbat 1a, 8, 15, 24, 32, 35, 68\u00a0; m\u00e9daillons d\u2019applique). La batterie de cuisine repose pour l\u2019essentiel sur une large vari\u00e9t\u00e9 d\u2019ustensiles en c\u00e9ramique oxydante rhodanienne micac\u00e9e, compl\u00e9t\u00e9e par quelques r\u00e9cipients en p\u00e2te grise kaolinitique (<em>ollae<\/em> et bouilloires) associ\u00e9s \u00e0 des c\u00e9ramiques \u00e0 p\u00e2te claire (pelvis, cruches). Les amphores sont domin\u00e9es par les productions du Sud de la Gaule (Gauloise 4). Les importations se r\u00e9sument \u00e0 de rares fragments d\u2019amphores africaines et de conteneurs ib\u00e9riques (Dressel 20). La faible p\u00e9n\u00e9tration des produits m\u00e9diterran\u00e9ens semble par ailleurs confirm\u00e9e par la raret\u00e9 des sigill\u00e9es et des ustensiles culinaires africains. Cet assemblage, dat\u00e9 de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du III<sup>e<\/sup> s., apporte un \u00e9clairage sur un port du Rh\u00f4ne encore largement m\u00e9connu et ses approvisionnements. A cette date, ces derniers paraissent \u00e9tonnamment plus proches des ceux de Valence et de Lyon, que du faci\u00e8s d\u2019Arles, quelques dizaines de kilom\u00e8tres en aval.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Guillaume DUPERRON, Iouri BERMOND, Christophe PELLECUER, Un d\u00e9potoir du III<sup>e<\/sup> s. dans l\u2019agglom\u00e9ration littorale de Balaruc-les-Bains (H\u00e9rault)<\/strong><br \/>\nUne fouille de sauvetage conduite en 1995 dans le centre-ville de Balaruc-les-Bains, agglom\u00e9ration thermale antique install\u00e9e sur la rive de l\u2019\u00e9tang de Thau, a permis de mettre partiellement au jour un sanctuaire d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Mars (Bermond 1998). Dans le courant du III<sup>e<\/sup> s., le b\u00e2timent cultuel est d\u00e9truit tandis que l\u2019espace votif est partiellement recouvert par des d\u00e9potoirs. Le plus riche d\u2019entre eux a livr\u00e9, outre de tr\u00e8s grandes quantit\u00e9s de d\u00e9chets alimentaires (coquillages principalement), environ 1100 fragments de c\u00e9ramiques correspondant \u00e0 une centaine d\u2019individus. Ce contexte in\u00e9dit offre l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019une premi\u00e8re approche du faci\u00e8s mat\u00e9riel et des trafics commerciaux sur le littoral de Narbonnaise centrale au cours des d\u00e9cennies centrales du III<sup>e<\/sup> s.<br \/>\nSi la bonne repr\u00e9sentation des c\u00e9ramiques culinaires de la r\u00e9gion de B\u00e9ziers (\u00ab\u00a0BOB\u00a0\u00bb) n\u2019est gu\u00e8re surprenante au regard de la proximit\u00e9 des ateliers, la pr\u00e9sence marqu\u00e9e des productions de la moyenne vall\u00e9e du Rh\u00f4ne \u2012 qui fournissent les deux tiers de la vaisselle de table (sigill\u00e9e Claire B) et pr\u00e8s d\u2019un quart des c\u00e9ramiques communes (Oxydante Micac\u00e9e et Kaolinitique) \u2012 est en revanche remarquable et t\u00e9moigne de la p\u00e9rennit\u00e9 des r\u00e9seaux d\u2019\u00e9change mis en place dans cette partie du Languedoc d\u00e8s le II<sup>e<\/sup> s. (Duperron 2017).<br \/>\nPar ailleurs, cet ensemble se distingue des autres contextes languedociens du III<sup>e<\/sup> s. publi\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent par la place significative occup\u00e9e par les importations africaines\u00a0: pr\u00e8s d\u2019un quart de la vaisselle de table et plus d\u2019un tiers des ustensiles culinaires. Ces donn\u00e9es confirment ainsi l\u2019int\u00e9gration du port de Balaruc dans les grands r\u00e9seaux commerciaux trans-maritimes, tout en soulignant la tr\u00e8s faible p\u00e9n\u00e9tration de ces produits d\u2019importation au-del\u00e0 d\u2019une \u00e9troite bande littorale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Susanne LANG-DESVIGNES, L\u2019assemblage du IVe s. issu des sables du port antique d\u2019Antibes (Alpes-Maritimes)<br \/>\n<\/strong>Les strates d\u2019ensablement li\u00e9es au commerce maritime du port antique d\u2019Antibes (06) enfermaient pour la p\u00e9riode du large IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle un contingent de 30000 fragments pour pr\u00e8s de 1000 individus. Ce lot est compos\u00e9 d\u2019objets de bord des navires accost\u00e9s et de cargaisons perdues lors des transbordements des marchandises. Garantie par la protection de l\u2019ensablement, l\u2019\u00e9tat de conservation est exceptionnel. Il nous permet de pr\u00e9senter un ensemble de r\u00e9f\u00e9rence pour les productions en transit dans l\u2019extr\u00eame sud-est de la Gaule au IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0: la dominance tunisienne du march\u00e9 se refl\u00e8te par des s\u00e9ries de c\u00e9ramiques en sigill\u00e9e claire C et D et d\u2019amphores, dont la majeure partie semble provenir de Nabeul.<br \/>\nNous rencontrons de plus des productions plus rares en Narbonnaise, venant de Maur\u00e9tanie C\u00e9sarienne, du Sud de l\u2019Espagne ou encore d\u2019Italie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Claudio CAPELLI, Guillaume DUPERRON, Alejandro QUEVEDO, Imitations hispaniques d\u2019amphores africaines \u00e0 Arles aux IV<sup>e<\/sup>-V<sup>e<\/sup> s.<br \/>\n<\/strong>Mise en \u00e9vidence par M. Bonifay d\u00e8s 2004, l\u2019existence d\u2019imitations d\u2019amphores africaines des IV<sup>e<\/sup>-V<sup>e<\/sup> s. (Afr.\u00a0III\/\u00ab\u00a0<em>spatheion<\/em>\u00a0\u00bb principalement) produites dans le sud-est de l\u2019Espagne a par la suite \u00e9t\u00e9 pleinement confirm\u00e9e par la d\u00e9couverte d\u2019ateliers, notamment dans la r\u00e9gion de Carthag\u00e8ne (El Mojon). Leur diffusion demeure toutefois m\u00e9connue, en particulier en ce qui concerne le sud de la France.<br \/>\nLes fouilles subaquatiques r\u00e9centes sur les d\u00e9potoirs portuaires du Rh\u00f4ne \u00e0 Arles (\u00ab\u00a0gisement D\u00a0\u00bb) ont livr\u00e9 de tr\u00e8s riches ensembles amphoriques de l\u2019\u00e9poque romaine tardive. Leur \u00e9tude approfondie dans le cadre d\u2019une th\u00e8se a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019une vingtaine d\u2019exemplaires pouvant \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 cette production hispanique. Une approche arch\u00e9om\u00e9trique syst\u00e9matique a permis de confirmer cette provenance et dans certains cas d\u2019identifier l\u2019atelier producteur.<br \/>\nOutre la pr\u00e9sentation de ces donn\u00e9es in\u00e9dites qui apportent un \u00e9clairage nouveau sur les \u00e9changes commerciaux en M\u00e9diterran\u00e9e occidentale, l\u2019objectif de ce poster est de faire conna\u00eetre ces productions \u00e0 la communaut\u00e9 c\u00e9ramologique r\u00e9gionale afin de faciliter leur identification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 S\u00e9bastien BARBERAN, Mathieu OTT, Des t\u00e9moins mat\u00e9riels d\u2019une occupation tardo-antique sur le site de Vaugui\u00e8re A\u00e9ropole \u00e0 Mauguio (H\u00e9rault)<br \/>\n<\/strong>Sur le site de Vaugui\u00e8re A\u00e9ropole \u00e0 Mauguio (H\u00e9rault), en bord d\u2019\u00e9tang lagunaire, un \u00e9tablissement tardo-antique fournit l\u2019essentiel du mobilier c\u00e9ramique (plus de 80 % des 2169 tessons collect\u00e9s). L\u2019\u00e9tude de ce mat\u00e9riel permet de situer l\u2019apog\u00e9e de l\u2019occupation dans les premi\u00e8res d\u00e9cennies du V<sup>e<\/sup> s., notamment d\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es des deux ensembles les plus importants, assimil\u00e9s \u00e0 des d\u00e9potoirs domestiques (pr\u00e8s de 800 fr. au total). Malgr\u00e9 son implantation littorale, les activit\u00e9s de cet \u00e9tablissement seraient vraisemblablement non portuaires, ou en tout cas peu orient\u00e9es vers le commerce par la M\u00e9diterran\u00e9e, si on tient par exemple compte de l\u2019approvisionnement en sigill\u00e9e africaine D beaucoup plus faible qu\u2019au Mas Desports ou \u00e0 la Montille d\u2019Ulmet en Camargue, mais \u00e9galement par rapport \u00e0 des sites de l\u2019<em>hinterland<\/em>. Localis\u00e9 en bord de voie \u00e0 300 m de l\u2019\u00e9tablissement, un ensemble fun\u00e9raire d\u2019une cinquantaine de s\u00e9pultures accompagne l\u2019occupation tardo-antique. Six des tombes qui le composent ont pour particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre \u00e9quip\u00e9es de vases-cercueils correspondant syst\u00e9matiquement \u00e0 des amphores s\u00fbrement ou probablement import\u00e9es, elles, du nord de l\u2019Afrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Julie LESCURE, Herv\u00e9 POMAR\u00c8DES, Ghislain BAGAN, Faci\u00e8s c\u00e9ramiques tardo-antiques dans la haute vall\u00e9e de l\u2019Orb (H\u00e9rault) : \u00e9tudes de cas<br \/>\n<\/strong>Le secteur g\u00e9ographique concern\u00e9 par cette \u00e9tude s\u2019inscrit dans la haute vall\u00e9e de l\u2019Orb (H\u00e9rault). C\u2019est dans cet espace, rest\u00e9 trop souvent en marge des pr\u00e9occupations des chercheurs institutionnels, qu\u2019est men\u00e9 depuis 2020.<br \/>\nDes donn\u00e9es r\u00e9centes et in\u00e9dites issues d\u2019une fouille men\u00e9e en 2024 (men\u00e9e dans le cadre d\u2019un programme de recherche associant le CNRS, l\u2019Inrap et des association) ainsi que la reprise de donn\u00e9es anciennes permettent de jeter un regard neuf sur les faci\u00e8s c\u00e9ramiques de l\u2019antiquit\u00e9 tardive dans ce secteur. Les sites concern\u00e9s sont deux \u00e9tablissements de hauteur dont l\u2019occupation est attest\u00e9e durant la fin de l\u2019Antiquit\u00e9\u00a0: le Cayroul (Les Aires) et Castel Vielh (Dio-et-Valqui\u00e8res).\u00a0\u00c0\u00a0cet \u00e9gard, l\u2019approche s\u2019attachera \u00e0 souligner d\u2019\u00e9ventuelles sp\u00e9cificit\u00e9s des lots c\u00e9ramiques en question. Il sera tout aussi opportun de confronter les donn\u00e9es de ces deux \u00e9tudes de cas \u00e0 d\u2019autres s\u00e9ries c\u00e9ramiques r\u00e9gionales languedociennes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u2014 Caroline LEFEBVRE, Nata\u00eblle TOUTAIN, Le site \u00ab Cath\u00e9drale-Nord \u00bb \u00e0 Vaison-la-Romaine (Vaucluse) : relecture chronologique et nouvelles perspectives \u00e0 la lumi\u00e8re des \u00e9tudes c\u00e9ramiques<br \/>\n<\/strong>Le site \u00ab Cath\u00e9drale-Nord \u00bb \u00e0 Vaison-la-Romaine a fait l\u2019objet d\u2019importantes fouilles entre 1972 et 1982 en raison de sa proximit\u00e9 avec la cath\u00e9drale Notre-Dame-de-Nazareth et de la richesse de ses vestiges. En 2021, une prospection th\u00e9matique a permis de reprendre l\u2019\u00e9tude de l\u2019ensemble du mobilier arch\u00e9ologique afin de mieux comprendre l\u2019histoire et les occupations successives du site. Pr\u00e8s de 45 000 tessons de c\u00e9ramique, couvrant une p\u00e9riode allant de la Protohistoire \u00e0 l\u2019\u00e9poque contemporaine, ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s. L\u2019\u00e9tude s\u2019est concentr\u00e9e sur les phases tardo-antique et alto-m\u00e9di\u00e9vale, dont l\u2019analyse a d\u00e9but\u00e9 en 2022. Les premiers r\u00e9sultats ont conduit \u00e0 une r\u00e9vision du phasage chronologique \u00e9tabli auparavant. Pour le deuxi\u00e8me \u00e9tat, l\u2019\u00e9tude de 1 327 fragments a permis de dater la r\u00e9utilisation de deux espaces entre le III<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Les c\u00e9ramiques communes y dominent largement, notamment les c\u00e9ramiques grises kaolinitiques et les p\u00e2tes calcaires. Les c\u00e9ramiques fines, surtout de type claire B\/luisante, sont \u00e9galement bien repr\u00e9sent\u00e9es. Une phase de remblaiement, dat\u00e9e de la fin du III<sup>e<\/sup> au d\u00e9but du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9valu\u00e9e \u00e0 partir d\u2019un mobilier plus r\u00e9duit. Celui-ci montre une persistance des c\u00e9ramiques grises kaolinitiques et une diversification des productions communes. Enfin, le quatri\u00e8me \u00e9tat dit \u00ab tardif \u00bb se divise en deux sous-phases. La premi\u00e8re est dat\u00e9e entre le milieu du IV<sup>e<\/sup> et le VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et se caract\u00e9rise par l\u2019apparition des c\u00e9ramiques DS.P proven\u00e7ales. La seconde phase, encore en cours d\u2019\u00e9tude, sugg\u00e8re une occupation du site entre la fin du V<sup>e<\/sup> et le d\u00e9but du VII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. LA C\u00c9RAMIQUE DE L\u2019ANTIQUIT\u00c9 TARDIVE DANS LE SUD DE LA GAULE (IIIe&#8211; VIe si\u00e8cles) \u2014 Emmanuel PELLEGRINO : La c\u00e9ramique dite liguro-proven\u00e7ale : un marqueur du renouveau des formes et des aires de distribution de la vaisselle culinaire entre la fin du IVe et le VIe s. \u00c0 partir de la fin du IVe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-3303","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3303","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3303"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3303\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3306,"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3303\/revisions\/3306"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sfecag.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}