Appel à communication
Tracéologie et usages des céramiques : quelles perspectives ?
Date : 3-4 juin 2026
Lieu : Toulouse (Université Jean-Jaurès)
Organisation : Archeodunum SAS ; UMR 5608 – TRACES
- Comité d’organisation : Rafaëlle ALGOUD, Bertrand BONAVENTURE, Magali GARY, Gauthier TAVERNIER, Lola TRIN-LACOMBE (Archeodunum SAS), Martine JOLY (Université Jean-Jaurès)
Pour proposer une communication (date limite : dimanche 15 mars 2026) :
https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=PqSggky44UqwwmJcfwDsomh2F50S2sdKm82OAXHMmHpUN1FYS1RQQkVDTFFVU0U2SzZBM1FCR05XVC4u
Contact : traceo_ceramique@archeodunum.fr
Présentation
Depuis l’émergence de la discipline céramologique, l’étude technologique des traces de fabrication a constitué, avec l’étude morphologique, l’un des deux piliers de la discipline. Il est en revanche plus rare que soient abordées les traces d’usure liées à l’utilisation du vase, à son entretien, à son stockage, à son remploi ou à son rejet. Ces traces font souvent l’objet d’observations superficielles et opportunistes, la méthodologie de leur étude n’est pas fixée, leur enregistrement demeure peu structuré et leur potentiel informatif paraît, par conséquent, largement sous-exploité. Pourtant, on manque souvent de supports iconographiques représentant le récipient en cours d’utilisation et, même lorsque ces derniers sont disponibles, l’utilisation concrète des récipients ne se limite que rarement à leur fonction initiale. C’est alors la tracéologie qui, couplée aux analyses chimiques, est susceptible de fournir les meilleures informations sur l’historique d’un objet.
Appliquée à l’industrie lithique et osseuse depuis les années 1950, la tracéologie a largement fait la démonstration de son intérêt pour l’interprétation fonctionnelle des objets. Depuis les années 1980, ses principes ont été adaptés au mobilier céramique, sans toutefois réellement se structurer comme une véritable discipline. Pourtant, nourrie par l’archéologie expérimentale et l’ethnologie, la tracéologie permet d’établir un diagnostic à partir de l’observation des traces ou résidus pour en interpréter l’origine (utilisation culinaire, usure du quotidien, bris accidentel ou intentionnel, recuisson accidentelle, conditions d’enfouissement…). Ces traces peuvent être très diversifiées : ajout de matière (coulures, dépôts de suie, caramels alimentaires, poissage…), enlèvement de matière (cupules, desquamations…), changement chromatique (coup de feu, tâche, zonage…), altérations mécaniques (fissures, craquelures, ébréchure…), réparations, etc.
Le but de cette journée d’étude sera d’offrir un espace de discussion pour aborder cette discipline appliquée à l’étude de l’usage des récipients en terre cuite, quels que soient la période ou le domaine culturel considérés. À cette occasion, différentes méthodologies pourront être partagées, de même que des études de cas montrant l’intérêt de la tracéologie dans la compréhension d’un corpus ou de son contexte.
À l’issue de ces échanges, il pourra être envisagé de réfléchir à un protocole commun de classification et d’enregistrement des traces sur les objets en céramique.
Une publication des communications est envisagée à la suite de la table-ronde (support éditorial à préciser).
Durée communications : 30 mn + 15 mn